Koh Tao en Thaïlande
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COMMENT J’AI SU TROUVER MA VOIE ALORS QUE J’ÉTAIS PERDUE

Ces dernières années, j’ai rencontré un nombre incalculable de personnes, sur la route ou même en France qui me disent : je veux trouver ma voie ! Une raison d’être, une vocation, une mission, la réponse à ce qui pourrait bien occuper leur vie et leur donner l’idée d’être heureux, d’être utile, ou tout simplement épanoui en faisant cette fameuse chose. Et la phrase qui revient inlassablement est : mais je n’ai aucune idée de ce que je veux faire de ma vie !!! Chercher sa voie, j’ai été là aussi ! À attendre patiemment que l’illumination vienne, littéralement assise à mon bureau, en cherchant l’inspiration et en regardant le plafond. Permettez-moi de vous dire que j’ai compris que ce n’était pas la bonne méthode. Je n’ai pas de manuel pour expliquer comment j’ai trouvé ma voie. Mais si vous cherchez la réponse à ce que vous voulez vraiment faire de votre vie, voici quelques pistes à suivre !

 

VOYAGER

Yep, buddy ! Impossible de commencer cette liste sans mentionner ma première source d’inspiration pour trouver ma voie : le voyage !!! Et quand je dis voyager, ce n’est pas en pensant que voyager EST la réponse. Non, c’est juste un moyen formidable de s’ouvrir à d’autres horizons, de rencontrer d’autres personnes, de mieux se connaître et de revenir à des choses plus simples. Et dans ce genre de contexte, c’est souvent beaucoup plus facile de se recentrer sur l’essentiel, ce qui compte vraiment. Ce qui te motive vraiment dans la vie ressort. C’est pour quoi je continue à voyager suite à ma première année en Australie. Évidemment, je suis curieuse et veut en voir un max ! Mais c’est aussi parce que ces périodes de ma vie sont des parenthèses qui me permettent de vraiment me reconnecter avec qui je suis et ce que je veux vraiment faire de ma vie. C’est un moyen magique !

ÊTRE PATIENT

Et je rigole en disant cela, car je suis la personne la moins patiente du monde (et ce n’est rien de le dire) !!! Mais à chaque fois que quelqu’un me demande comment je fais pour trouver ma voie, c’est ce que je finis toujours par dire : il faut être un peu patient. Car la création et la compréhension de qui l’on est, passe par un long processus qui demande donc du temps pour absorber et prendre du recul afin de mieux repartir. C’est comme ça. Et si le temps n’est pas pris, vous aurez de grandes chances de partir dans la mauvaise direction. Car vous n’avez pas pris le temps de vous écouter. J’ai fait de nombreuses erreurs et détours comme ça. Rien de grave, on fini toujours par retrouver le chemin quand on s’écoute. Mais le changement est un processus qui requiert un peu de temps, alors préparez-vous !

 

PASSER À L’ACTION

Littéralement, passer-à-l’action. Faire quelque chose, n’importe quoi. Je me suis rendue compte avec les années que le temps de réflexion a son importance. Et il faut se donner des bulles d’air et de réflexion de temps en temps. Mais quand tu arrives au point où tu sens que cela ne sert plus à grand chose parce que tu tournes en rond, c’est que c’est le moment de passer à l’action. Tu ne sais pas quoi faire ? Aucune importance. Fonce ! Car prendre des initiatives va te permettre de trouver des réponses, même si ce n’est que « ah bah non, ce n’est pas ce que je veux faire en fait ». C’est déjà un début. J’ai d’abord pensé que je voulais devenir blogueuse de voyage en revenant de voyage. J’ai essayé et je n’ai pas aimé. Mais j’ai mieux compris ce qui me plaisait ou non dans ce type de job. Et j’ai affiné mon projet par la suite par rapport à ce que j’avais déjà appris de cette expérience. L’action apporte des réponses, alors go !

 

ACCEPTER DE NE PAS SAVOIR

Ouah, et c’est une ancienne maniaque du contrôle en sevrage qui vous dit ça, haha ! Encore aujourd’hui, quand on me demande ce que je veux vraiment faire de ma vie, je ne sais pas quoi répondre (après 4 ans, c’est rassurant, hein) ?! Bien sûr, j’ai des pistes. Je sais que je veux vivre en accord avec mes valeurs, être heureuse avec peu et me rendre utile en aidant d’autres personnes à se trouver et s’épanouir. Mais je ne peux pas dire : « je sais exactement quelle est ma raison d’être ». Et j’ai arrêté de stresser par rapport à ça. Car en fait, j’ai compris que c’est un cheminement qui peut parfois prendre une vie. Si je ne me concentre que sur la finalité, je risque de nombreuses années à ne pas m’éclater du tout !! Alors que le cheminement est fun, justement. Je me lance dans plein de projets, j’apprends énormément tous les jours. Je suis en contact avec des gens supers, je voyage, je découvre. Oui, je ne sais pas où je vais, mais j’y vais et le sourire aux lèvres. Car tant que je m’éclate et me sens en accord avec moi-même, je me dis que c’est ce qui compte ! On verra pour le point d’arrivée plus tard ! Mais prenez du plaisir sur le chemin, c’est déjà un bon début !

 

FAIRE RÉGULIÈREMENT LE POINT DE CE QU’ON AIME OU PAS

Et là, je fais appel à votre petit outil que bien trop peu de gens utilisent, je pense : votre intuition ! Je reste convaincue que dans n’importe quelle décision que vous allez prendre dans les prochaines années de votre vie, elle doit rester votre boussole. Personne ne nous connaît mieux que nous-même, personne ! Si j’avais écouté mon entourage à mon retour de voyage, je serai aujourd’hui guide de voyage pour je ne sais quelle agence de tourisme. Et même si cela sonne comme un rêve pour beaucoup de monde, je savais que pour moi, ce serait un cauchemar. Retour à la case départ. Personne ne comprenait mon refus, mais j’ai tenu, car mon intuition me disait que ce n’était pas pour moi. Et aujourd’hui, quand je vois que je me rapproche de mon but de plus en plus, et que j’arrive à vivre tout en me respectant, moi, mes rêves et mes valeurs, je me dis qu’il ne faut rien lâcher et ne pas hésiter à faire le point régulièrement pour garder le bon cap.

TROUVER CE EN QUOI ON EST BON

Oui, parce que mine de rien, je reste convaincue que l’on a des talents naturels qui peuvent nous aider pour trouver sa vocation ! On peut se former, apprendre et pratiquer un métier où une activité quelconque en partant de zéro, aucun souci avec ça. Mais je crois aussi que la nature nous a donné des talents naturels et que ce n’est pas par hasard. Si je prends mon exemple, je sais (sans manquer d’humilité en disant cela) que je suis douée pour donner le pep’s aux gens autour de moi. C’est comme ça ! Je ne le fais pas exprès, mais et d’une, mon caractère ultra enthousiaste m’aide dans ce sens. Et deuzio, je le fais avec plaisir, car j’adore avoir l’impression que j’ai collé le sourire à quelqu’un pour la journée. C’est ma victoire à moi ! Aucune idée de comment je peux en faire une mission de vie à grande échelle, ou même un métier en soi. Mais j’y travaille. Parce que je sais que ce talent n’est pas là par hasard ! Trouvez les vôtres !

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REPENSER AUX PLAISIRS ET RÊVES DE L’ENFANCE

Car c’est bien connu : « la vérité sort de la bouche des enfants », n’est-ce pas ?! Et plus je grandis (ok, vieillis maintenant lol), plus je me rends compte que mon petit moi de 5 ans en savait plus sur ma vocation potentielle que mon moi adulte, c’est affolant. Je viens de passer des années à voyager, me poser des questions philosophiques de type : « qui suis-je, pourquoi je suis là, dans quel état j’erre » (pour citer mon père qui me fait toujours mourir de rire avec ces phrases) ! Pour finalement me rendre compte que tout ce qui me plaît, et bah, c’est ce que je faisais quand j’avais 5 ans : faire le con, faire la star, danser partout, rire et chanter. Et 25 ans après et une bonne dose de programmation sociale, et bah ce n’était plus clair du tout… Alors repensez à ce qui vous faisait vibrer quand vous étiez gosse. Parfois, la clé se trouve là !

LIRE ET S’INSPIRER

Pour ma part, la lecture a toujours été ma source d’inspiration principale. Lire des romans d’aventures, des récits de grands personnages, c’est autant de sources d’inspiration qui me permettent d’alimenter la petite machine qui me sert de cerveau et qui me fait dire : j’aimerais que ma vie ressemble à ça ou ça, et les valeurs de cette personne font écho chez moi. Je me suis rendue compte à travers les livres que j’ai lu, les films que j’ai regardé, les personnes que j’admire que je me retrouve totalement dans ces profils courageux, indépendants, forts d’esprit (voir un peu têtus) ^^ et prêts à mourir pour leur conviction (bon, on est d’accord, je n’en suis pas encore à ce niveau, hein) ! Mais je me dis que si je veux être en accord avec moi-même, c’est dans cette direction qu’il faut que je me tourne. J’ai du boulot, nickel, de quoi occuper une vie, haha ! Et vous, qu’est-ce qui vous inspire ?

 

NE PAS S’OBLIGER À RENTRER DANS UN CASE

Je reste convaincue qu’on est beaucoup trop catégorique dans nos sociétés. On adore mettre les gens dans des cases. Parce que c’est tellement plus simple et rassurant. C’est beaucoup plus compliqué que ça. Quand je suis revenue de voyage, je ne savais pas trop bien ce que je voulais faire. Mais j’avais compris que la réponse ne serait pas unique. Je voulais écrire, photographier, me mettre en scène, aider d’autres à se lancer. Je voulais être libre, continuer à voyager et porter un message fort au plus grand nombre. Et on me répondait : « bah t’aimes bien voyager, fais guide de voyage » (c’est où la corde pour se pendre, s’il vous plaît) ? Bien évidemment, on peut parfois difficilement faire un métier de TOUT ce qu’on aime. Mais on peut certainement intégrer la plupart des raisons pour lesquelles on aime les faire au quotidien. Et pour ma part, je ne veux pas choisir entre ce que j’aime et ce que j’aime. Alors je prends tout, pourquoi pas ? Du coup, j’écris, je prends des photos, je me mets en scène, j’aide les autres. Et je gagne ma vie comme ça ! Ne vous forcez pas à rentrer dans des cases. Et si la case de vos rêves n’existe pas, créez-là !

Voilà les différentes techniques que j’ai utilisées pour trouver ma voie ces dernières années, alors que j’étais complètement perdue suite à mon premier voyage. Ce sont des conseils d’expérience. Il y a en a certainement plein d’autres que je vous amène à partager en commentaires avec plaisir ! Cela vous éclaire-t-il ?

Si tu as aimé cet article, tu aimeras aussi : 8 manières de booster sa confiance en soi et d’être happy !

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About Nastasya Kotnarovsky

Fondatrice du blog, Nastasya fait partie de ces personnes qui ont les pieds sur terre, mais surtout la tête dans les étoiles. Après un début de carrière en marketing, elle décide de tout plaquer pour commencer une vie trépidante, faite de voyages et de rêves qui deviennent réalité. Parce qu'on n'a qu'une vie !

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37 comments on “COMMENT J’AI SU TROUVER MA VOIE ALORS QUE J’ÉTAIS PERDUE

  1. 12 décembre 2017 at 8 h 47 min

    Trouver sa voie n’est pas une chose facile. On essaie souvent beaucoup de choses, on se cherche, on voit que le travail que l’on fait ne nous motive pas à nous lever le matin mais on a pourtant aucune idée de ce qu’on pourrait faire à la place.
    Pour ma part, j’aime mon métier, je ne l’adore pas mais j’ai appris à en apprécier les bons côtés. Pour contrebalancer le fait que je ne vive pas de ma passion, je développe au maximum mon temps libre avec des choses que j’aime histoire d’équilibrer. Et les voyages sont clairement mon moteur, j’ai longtemps voulu être journaliste ou interprète ou même travailler dans le tourisme en espérant que cela me permettrait de voyager mais j’ai choisi une toute autre voie: le droit! Au moins je suis libre de voyager de la manière dont j’ai envie sur mon temps libre :)
    Belle semaine à toi <3

    • 24 janvier 2018 at 15 h 20 min

      Et bien tout ce qui compte, c’est de trouver son équilibre ! Perso, je suis super contente d’avoir fait le choix de vivre de ma passion, parce j’y trouve un grand épanouissement. Mais pour dire les choses jusqu’au bout, je n’ai jamais autant travaillé de me vie (forcément, où sont les limites) ? Et je veux bien entendre que certaines préfèrent privilégier un boulot un chouilla moins prenant et des hobbies à côté. C’est aussi un super équilibre je trouve, à chacune de trouver ce qui lui correspond ! Merci pour ton retour car ça peut en aider certains à y voir plus clair <3

  2. 12 décembre 2017 at 12 h 05 min

    Hello ! J’ai dévoré ton article et je me reconnais dans certains points (et je reconnais des personnes de mon entourage aussi d’une certaine manière). Trouver sa voie, est une inspiration de notre génération. Ce qui peut étonner nos grand-parents, à leur époque, pas de vocation mais du travail. Notre génération cherche l’épanouissement sur tous les plans et il nous arrive d’être perdue et c’est l’angoisse pour certain. Les générations bougent, les sociétés aussi, le monde du travail aussi, la recherche du bonheur… J’aurai du être anthropologue moi finalement ;) Ton article fait réfléchir, c’est chouette !
    https://la-parenthese-psy.com/

  3. 12 décembre 2017 at 18 h 39 min

    Il est vraiment génial cet article Nastasya, bravo ! Bon moi en ce moment je suis au point j’arrête de tourner en rond, je passe à l’action on verra où ça me même mais en tout cas j’ai hâte d’être en 2018 pour le voir !^^

  4. 12 décembre 2017 at 21 h 50 min

    Merci pour ce point de vue qui est RASSURANT et qui aide à réfléchir !
    Bonne soirée :-)

  5. 13 décembre 2017 at 10 h 38 min

    Merci Nastasya de penser à tes brebis égarées :) Je ne peux qu’approuver tes conseils. Il faut savoir apprécier le voyage car il peut être long, mais à force d’essais plus ou moins fructueux on finit par s’en rapprocher. Work in progress !

  6. 13 décembre 2017 at 22 h 32 min

    C’est vraiment top top ton article. Ça remet tout en perspective.
    Merci merci ☀

  7. 19 décembre 2017 at 23 h 58 min

    Cet article est génial!Je suis en plein dans ces questionnements. Mais je commence à tourner en rond donc je crois qu’il est temps de passer à l’action^^

    • 24 janvier 2018 at 15 h 03 min

      Haha yes Jess !!!!! Va falloir que tu me dis où tu en es toi ??? Toujours à Oxford ! Et oui on est d’accord ! L’action, y’a que ça de vrai !

  8. 25 février 2018 at 17 h 47 min

    Hello ! J’ai découvert ton blog ce jour et comment dire… j’ai l’impression de lire mes pensées d’il y a 2ans quand j’étais totalement perdue !

    Le jour où j’ai compris que je ne rentrais pas dans une case a été très dur sur le moment, mais comme tu dis il faut être patient.. depuis 2 ans j’ai appris que je ne rentre pas dans une case et depuis que j’ai compris cela tellement de choses ont changés (boost de confiance en soi, partir seule à l’autre bout du monde, vouloir créer les choses par soi même, …)

    Hâte de lire ton livre ;)
    PS: je comprends ton coup de coeur pour Koh Tao

  9. 14 mai 2018 at 12 h 52 min

    J’ai adoré te lire et je me retrouve dans ton article. Le plus dur est d’accepter de ne pas savoir ce que l’on veut, d’être patient.. Surtout après quelques années, on doute encore plus. Pourtant on en apprend un peu plus sur nous chaque jour et peut-être que pour certains (comme moi) ça prend beaucoup plus de temps.. En tout cas tu as bien raison, il ne faut pas rester figé trop longtemps. En tout cas tu auras su me faire déculpabiliser et même me rebooster, merci encore !

    • 5 juillet 2018 at 11 h 02 min

      Je te rassure, je suis aussi une lente de l’apprentissage haha ^^ Comme tu dis, doucement mais surement :) Merci pour ton retour en tout cas, cela fait plaisir de voir qu’on n’est pas seul dans notre cheminement ! <3

  10. 27 février 2019 at 18 h 05 min

    Je te remercie mille fois pour cet article, tu n’as pas idée à quel point je me sens mieux après l’avoir lu.

    Je suis actuellement assez déprimé, parce que je m’apprête à faire ma troisième réorientation universitaire… J’ai commencé par un DUT INFOCOM qui ne m’a absolument pas plu, avant de me rediriger vers une LLCE Anglais-Russe-Italien. Vu que j’étais très bonne en anglais et que j’étais très curieuse des cultures étrangères, je me suis dit que c’était parfait pour moi… mais non. Mon problème, c’est que je n’aime pas l’aspect linguistique (grammaire, phonétique, linguistique etc.) de ces études, mais j’adore l’aspect littérature et SURTOUT l’Histoire. Donc, me voilà qui me redirige en Histoire. J’ai quand même très peur de beaucoup de choses : être plus vieille que ceux de ma classe (je suis la plus jeune de ma famille, et j’ai toujours été habituée à être avec des personnes plus âgées, avec qui je me sens bien mieux qu’avec des plus jeunes), me rendre compte que ce n’est toujours pas ma voie, me perdre et ne jamais me (re)trouver, ne pas trouver la motivation de travailler suffisamment… Trouver sa voie, c’est définitivement l’une des épreuves les plus difficiles de notre vie.

    Je me dis aussi que, même si je suis bonne voir très bonne élève, peut-être que les études, ce n’est pas pour moi… Et ça me fait peur, parce que je ne connais toujours pas mon talent, et je ne peux donc rien en tirer. J’ai essayé le piano, mais ma patience est tellement catastrophique que j’ai abandonné, je pourrais peut-être me débrouiller en dessin, mais je n’ai pas non plus la patience… les seules choses pour lesquelles je pense être douée sont l’écriture et la photographie. Mais même pour l’écriture, j’ai tendance à toujours trop m’embrouiller, et on me reproche donc parfois mon manque de clarté, et pour la photographie je ne sais pas trop… on m’a souvent dit que mes photos étaient très belles, mais je n’ai pas encore assez d’avis pour savoir si je suis vraiment bonne (et je soupçonne aussi les gens de me dire ça par politesse).

    Et puis, le pire je crois, c’est quand on manque de confiance en soi. Je dirais néanmoins que je suis un cas un peu à part, parce que je sais que je peux faire les choses bien voir très bien, mais j’ai toujours la certitude qu’il y en a qui feront bien mieux que moi, et que donc ce que je fais, au final, ça ne vaut rien. J’aimerais avoir ce fil conducteur, cette motivation inébranlable qui me pousse à travailler plusieurs heures par jour pour faire ce que je veux vraiment faire… Mais je ne l’ai pas encore trouvé, et le temps passe. J’aurai vingt ans en août, donc je suis encore jeune, mais j’ai tout de même peur de ne jamais trouver cette voie que je cherche tant.

    Je suivrai tes conseils, et te remercie encore mille fois ! C’est rassurant de voir que l’on est pas seul, et que tout le monde (ou du moins presque tout le monde), emprunte ce chemin de l’incertitude à un moment ou à un autre.

    • 1 mars 2019 at 11 h 45 min

      Coucou Annelyse ! Waouh il est super ton retour, merci ! Je vois une chose hyper importante dans ton message cela dit, et qui peut être un peu une malédiction si tu ne t’en défais pas (mais je te rassure, avoir une telle maturité déjà à 20 ans, je suis verte de jalousie) : tu cherches ton talent, ta voie ultime ! C’est un peu une légende urbaine bâtie par nos sociétés, le mythe de l’artiste ultime qui s’est trouvé dans un talent inné et qui fera ça toute sa vie. Ça fonctionne comme ça pour 0,1% de la population, et puis il y a le reste, comme nous. Donc ne te mets pas la pression de ne pas trouver, et de croire que ça doit même venir durant tes études. Tu as le nez dedans maintenant donc tu crois que ça va diriger le reste de ta vie mais pas du tout. J’ai étudié la communication et le commerce, je me retrouve blogueuse, rédactrice, voyageuse et coach, tu vois le rapport ^^ Aucun, mais j’évolue juste au fur et à mesure de ma vie, et de nouvelles passions, envies, curiosités se révèlent. Certaines pour lesquelles j’ai la patience d’apprendre et d’autres pour lesquelles je lâche très vite, parce que je change d’avis. Et ce n’est pas grave du tout ! Je te conseille vraiment de lire The big magic de Elizabeth Gilbert. Elle aborde le sujet édifiant mais oh combien anxiogène de la « passion », versus la curiosité. Si tu ne trouves pas de passion brulante pour le moment, aucun souci. Commence par ce qui te rend curieuse. Soit à l’écoute de ce qui rélève ton attention, étudie, apprends dessus, creuse, trouve d’autres choses connexes qui vont peut-être aussi te motiver, ou même davantage et lâche ce qui n’a plus lieu d’être. En tout cas, sache que d’avoir ce genre de réflexion à 20 ans… annonce une vie pleine de passions en perspective, pour sûr. Lâche juste la pression de la réponse ultime qui va avec et laisse venir ! :D Après tout, ce qui est fun, c’est quand on le prend comme un jeu ! Poutous

  11. 3 mars 2019 at 14 h 23 min

    Bonjour! C’est fou comment je me suis retrouvée dans ton message Annelyse (je suis quasi la même!!) J’ai 18 ans et je suis en Terminale ES. Après 4 mois en Australie il y a maintenant deux ans dans une famille d’accueil qui a plutôt raté (je devais passer 10 mois là-bas), je dois maintenant choisir ce que je vais faire l’année prochaine…. Je n’ai jamais eu de vraie passion (moi aussi le piano a raté par manque de patience et d’assiduité X) ; la photo j’adore ça ! Mais le temps manque et peut-être un manque de réelle motivation et de confiance en moi ; la guitare électrique, mes oreilles ne supportent pas le son trop fort…… Y’a que le sport! Mais aucune perception d’avenir avec, juste un hobbie.. Et pas non plus une passion. Et puis je suis intéressée par presque tout, je veux être partout en même temps j’ai peur de rater quelque chose ce qui fait que j’ai une énorme difficulté à prendre des choix, je me prends beaucoup la tête…. Je suis curieuse ce qui est un plus mais en fait j’ai tendance à l’être trop ce qui fait que je veux tout savoir et que je suis frustrée par les capacités plutôt très limitées de ma mémoire, je bosse énormément au lycée alors que ça m’intéresse pas forcément souvent ce qui fait que je suis généralement stressée fatiguée et que du coup j’ai plus de mal à me mettre à faire quelque chose régulièrement comme la musique ou n’importe quel art plastique qui demande de l’entraînement régulièrement parcequ’après le lycée j’en ai marre de me mettre des impératifs genre 30 minutes par jour de ça et de ça…. ) Je n’ai jamais eu non plus de de réelle envie de métier (à par la fameuse envie d’être maîtresse d’école quand t’es petite! ;)) et je suis donc totalement paumée! Je sais juste que je veux du contact avec les gens, j’aime bien l’aspect conception d’un voyage dans une agence de voyage mais la vente et moi ça fait deux j’aime pas du tout le commerce…. Et puis même il manque un truc.. L’idée d’un travail en groupe avec des personnes venant de différents milieux pour essayer de régler un truc commun me plaît aussi (j’avais pensé par exemple à l’urbanisme, mais en fait tout compte fait il faut connaître l’architecture et les maths tout ça ça me plaît pas….) J’ai longtemps pensé à partir en service civique pour faire de l’humanitaire pendant un an pour me laisser du temps, me découvrir, voir si travailler avec des enfants m’intéresse (disons qu’un de mes rêves c’est changer le système éducatif français qui pour moi fait énormément défaut X) Ou du moins pouvoir offrir à des enfants une autre manière d’apprendre pendant un petit moment pour ouvrir leur esprit avec autre chose), jusqu’à trouver le PVT, alors là le service civique a vite été englouti! (Sans perdre l’envie de le faire moins longtemps plus tard) Mais voilà, j’ai déjà pris un an pour l’Australie, ça me ferait commencer mes études supérieures à 20 ans, et puis, surtout, peur de la solitude (en plus je suis du genre pas fêtarde du tout (dans le sens alcool etc.) alors c’est peut-être stupide mais j’ai peur de pas m’intégrer aussi à cause de ça parce que les gens recherchent sûrement ça aussi en partant dans ce genre d’aventures….), de pas réussir à gérer les problèmes du fait de mon âge (j’ai jamais vécue seule, loin de ma famille oui à 16 ans et demie mais pas aussi larguée dans la nature aussi longtemps….) etc. Du coup, je me dis que je peux commencer une première année de licence (sûrement soit sciences po, géographie-aménagement du territoire, sciences humaines, ou LEA/LLCER, science de l’éducation ou pour faire plaisir à ma mère une prépa (même si j’en ai vraiment pas envie…) surtout que d’après mes professeurs, je peux aller partout.. C’est bête quelque part! J’ai un choix immense parce que très bonne élève mais je sais pas où je veux aller, alors que d’autres savent mais n’ont pas forcément les moyens du moins immédiats….) comme ça je peux bifurquer pas trop difficilement si ça me plaît pas etc..) Mais en fait je me servirais un peu de cette année pour préparer mon voyage (avec le bac et ParcourSup etc. j’ai peur, si je décide de partir l’année prochaine, de le faire à la va-vite), passer mon BAFA et peut-être le permis, et vivre en collocation ou seule pour m’y habituer et voir comment je peux gérer. Pour avoir plus de bagages pour  »réussir » mon voyage. Surtout que la famille…. Pas vraiment à fond sur le projet, du moins l’année prochaine… Le problème c’est que j’ai peur de trouver un confort dont j’aurai pas envie de sortir, trouver d’autres excuses qui m’empêcherais de faire ce voyage dont j’ai vraiment envie…. J’ai également un fort manque de confiance en moi..

    Quoiqu’il en soit, j’ai tout juste découvert ton blog Nastasya (d’ailleurs j’adore ton prénom :p) et j’adore ta façon de penser, d’écrire etc. Eh oui, plutôt rare de trouver des gens de ton âge qui écrivent comme toi, je trouve qu’il y a un petit côté enfantin, absolument pas péjoratif mais au contraire tu fais ressortir l’enfant qui sera éternellement en toi et que beaucoup trop de gens ont tendance à laisser de côté à mon goût pour laisser la place au sérieux du travail (écriture froide manquant d’humanité, relations trop professionnelles entre collègues ou entre professionnel et client ou patient (du moins de ce que j’ai vu dans ma vie du haut de mes 18 ans et demie), manque de chaleur humaine, de passion, de rêve ( »fait des études difficiles quitte à ce qu’elles te plaisent pas mais au moins t’auras une bonne situation dans ta vie et tu pourras gagner de l’agent » au détriment de l’envie et du petit truc qui te titille et qui te mets des étoiles dans les yeux quand tu y penses!!) Bref voilà en gros je te connais pas mais j’admire les gens comme toi qui s’autorisent la philosophie que la plupart qualifieraient de bâteau et de hors de la réalité ^^ (Et je m’y connais un peu là-dessus, ma meilleure amie sortant de deux ans de dépression après avoir fait un burn out, phobie scolaire et autre, qui veut se diriger vers le bien être animal, et dont la famille du côté de son père, riche et très axée réussite sociale ont leur mot à dire sur les gens qui veulent faire des choses hors des cases de la société! Et même ma famille très ouverte d’esprit je trouve, a aussi des choses à redire là-dessus….) Je suis persuadée que les gens se cherchent des excuses par peur de pas faire ce qu’ils veulent alors qu’ils pourraient s’en donner les moyens même si cela coûte un peu de confort!! Et c’est pas facile de débattre avec ta famille qui te dit que tu te trompes, que tu peux faire ça pendant les vacances, qui ne comprennent absolument pas l’envie d’aventure et de vivre aussi longtemps dans un pays étranger, qui ne comprend pas pourquoi se donner des barrières aussi hautes pourquoi vouloir toujours partir à l’autre bout du monde (d’abord l’Australie puis la Nouvelle-Zélande en PVT..!), dire que c’est la même chose à quelques kilomètres de chez toi tu peux aussi découvrir une ville des gens et travailler dans un café etc. Et à côté lire ce genre de blog, essayer d’organiser son voyage, parler avec des amis qui ont les mêmes envies, réfléchir seule etc….

    Enfin bref, désolée j’ai fait un vrai roman pour le coup! Mais bravo et merci pour ce blog et ta façon d’être ^^ Bonne continuation aussi!
    Bon courage aussi à toi Annelyse, je te comprends tout à fait, je trouve ça très très dur de trouver sa vocation et je pense que même pas 20% des gens sont réellement épanouis dans ce qu’ils font. Heureusement, de nos jours, la reconversion est de plus en plus facile et fréquente! Rien n’est donc perdu si plus tard on trouve ce qu’on veut vraiment faire ;)

    Bonne journée à vous!!

    • 12 juillet 2019 at 11 h 41 min

      Coucou Louise ! Waouh, j’ai tellement aimé lire ton commentaire, déjà merci et QUELLE MATURITÉ !!! :O J’aurais bien aimé penser comme ça à 18 ans et des poussières, mais mon dieu, j’étais encore totalement dans la matrice haha ^^ Si tu commences ce processus de réflexion maintenant, je pense que tu vas vivre une vie plutôt génialissime haha. Le soucis avec ton âge, c’est que tu vas te confronter directement à des personnes (ton entourage, tes parents, tes profs), qui vont vouloir te convaincre que tu es trop jeune pour prendre ce genre de décision, et que tu devrais d’abord terminer tes études, bla bla bla. Je ne suis absolument pas là pour te dire quoi faire. Je peux simplement te dire que personne ne sait mieux que toi ce dont tu as besoin, et ce qui te semble bon pour ton cheminement :) Et puis, que tu commences tes études à 18 ou à 19 par exemple, ça semble la fin du monde quand tu y es. C’est beaucoup moins problématique quand tu prends du recul 10 ans après. Cela ne t’empêchera pas de trouver du travail ou quoi. Tu auras juste gagné énormément en maturité, compréhension de toi-même et ce qui t’anime ou non :) Et puis, les adultes ont la facheuse tendance à prendre la vie très au sérieux (il y a des règles et des obligations, certe, mais pour le reste…) ^^ En tout cas, cela fait vraiment plaisir de lire ça, tiens moi au courant de l’avancée dans tes réflexions et prises de positions, j’ai hâte de voir ce que cette petite chrysalide cache comme beau papillon !!!! :D

  12. 10 mars 2019 at 11 h 21 min

    Hello,

    Superbe article en effet on se sent moins seule.
    Pour ma part, j’ai 31 ans et j’arrête pas de me chercher le problème est que je me pose beaucoup de question et je ne trouve pas les réponses. Je suis attirée par pleins de choses et au final je ne fais rien, connaissez vous cela?
    Auj je bosse dans le monde des bureaux dans le commerce c’est une sécurité mais loin d’être une passion.
    Je sais que j’étais attirée par le dessin de mode petite et sinon par la célébrité mais c’est bien naz on est d’accord ? Chanteur scene spectacle mais je n’ai jamais rien fait de concret.
    Je ne sais plus quoi faire
    Merci de m’avoir lue
    Chris

    • 17 mars 2019 at 11 h 52 min

      Hello Chris ! Oh oui je vois très bien ce que tu veux dire; Tu devrais lire le livre d’Elizabeth Gilbert, the big magic, elle aborde le sujet de la créativité et de l’envie de trouver son talent, sa voie illico. Suaf que c’est très oppressant et que cela mène souvent… à pas grand chose, tant qu’on n’a pas reçu la lumière divine Sa réponse : commencer par entreprendre qlq chose qui te rend curieux et t’intéresse. Apprendre dessus, sans trop d’ambition si ce n’est celle de se faire plaisir. Tu aimes le dessin de mode ? Prends des cours ! Tu souhaites tester la scène. Prends des cours de théâtre, teste, fais tes idées sur chaque discipline. Petit à petit et pas à pas; tu vas avoir des chemins qui vont se dessiner naturellement par la suite en fonction de tes préférences, tes rencontres et les intérêts que tu ressens ! Fonce !

  13. 21 mars 2019 at 11 h 41 min

    Salut,

    j’aime beaucoup ton article parce que je me reconnait dedans comme tous ceux qui sont tombés sur ton blog en navigant je pense.
    J’ai 22 ans, je bosse en agence immobilière après avoir arrêté mes études en marketing/publicité, et mon problème c’est que je sais absolument pas quoi faire. Je m’intéresse à tout et n’importe quoi (je navigue de blog en blog, je m’informe sur tout et n’importe quoi en terme de formation), j’essaye de lier mes recherches aux chose que j’aime, mais ça reste super large. donc je me perd, car trop d’infos tue l’info. On me répète souvent que voyager c’est ouvrir une partie de nous encore inconnu mais voilà je reste bloqué dans mon boulot et mon quotidien que je déteste car je n’ai pas bcp d’argent pour voyager, j’ai peur de partir et me sentir seul très loin de tout, et surtout j’ai peur de me lancer dans un processus d’introspection interminable qui me mettra dans la m*rde plus qu’autre chose, vu que j’ai déjà un crédit à rembourser à cause d’une école que j’ai arrêté au bout d’un an.

    Pour un homme de 22 ans qui est « très intelligent » selon son entourage (tout le monde essaye de nous réconforter comme il peut) et qui exerce un bon métier, mais qui n’aime pas sa vie et ne se trouve pas, quel conseille peux-tu donner, toi qui a eu le courage de te lancer seule ?

    Quand je repense à mon enfance, j’ai encore cette impression de partir partout dans mes idées et ne pas me trouver. Ça devient déprimant et fatigant, de survivre aux angoisses plutôt que de vivre pleinement sa vie.

    • 12 juillet 2019 at 11 h 06 min

      Coucou Alexis,
      pfiou, je ne crois pas être la meilleure placée pour te dire quoi faire car l’impulsion doit venir de toi. Tout ce que je peux te dire, c’est que tu as des certitudes aujourd’hui sur ta situation, et qui n’a pas l’air de t’enchanter. Et que d’initier quelque chose de nouveau (comme de voyager ou autre chose d’ailleurs), te réserve des surprises que tu ne peux pas anticiper (le positif comme le plus compliqué à gérer) ^^Et que la seule question à se poser, c’est si tu vas regretter ou non d’avoir tenté le coup :) Rien n’est immuable dans la vie (si ce n’est la certitude de rester dans une voie qui ne t’épanouie pas). Si tu pars voyager et que tu te sens seul, tu rentres. Si tu testes des choses et que tu préfères revenir à ta vie d’avant, fais-le, aucune importance, tu auras tenté :) Donc quelle que soit ta décision, je te dis fonce, embrasse là et vis là à 100%. Si tu décides de rester dans ta situation actuelle parce que l’inconnu te fais peur, etc, aucun souci, mais ne réfléchis plus et vis les moments positifs à 100%. Sinon, opère un changement. Et vois ce qui se passe ;)

  14. 31 mars 2019 at 13 h 08 min

    Bonjour,

    Merci pour ce superbe article, ça fait tellement de bien de se sentir moins seule.

    Je suis actuellement à l’arrêt depuis le mois de décembre, j’ai été diplômée en octobre d’un master 2 d’affaires publiques, en parallèle de mes études je faisais de la politique et j’étais élue dans une ville du sud alors que j’étudiais à Paris. Je n’avais pas une minute pour moi, quand je n’étais pas à la fac je passais ma vie dans les TGV pour retourner dans le sud et être présente sur le terrain et à de multiples réunions. Résultat des courses je ne vivais pas, pendant 5 ans de ma vie je me suis interdite de partir plus de deux semaines en voyage pour être suffisamment présente, pour pouvoir être reconnue et dans le but illusoire de devenir un jour Députée, bien sur avant mes 30 ans.

    Aujourd’hui j’ai eu 26 ans et je n’ai aucune idée de ce que je veux faire. Après avoir été diplômée je me suis mise dans une quête effrénée de trouver ce graal qu’est le CDI, pression sociale oblige, tous mes camarades de classe avaient quasiment trouvé un job. Boum je trouve un travail à l’Assemblée nationale en novembre, je me sens oppressée, je ne dors pas, je démissionne au bout d’une semaine. Je retourne vivre dans le sud et là je pense qu’il faut absolument que je m’accomplisse dans la politique locale, mais finalement tout me parait vide de sens, je n’ai plus envie de rien.

    Il y a deux semaines on m’a proposé le job de « mes rêves » dans le sud me permettant d’allier ma vie pro et mon engagement politique. Après de longue tergiversation, j’ai décliné cette offre, ce qui a été incompréhensible pour les personnes de mon entourage.

    Je n’ai qu’une envie tout quitter, surtout la politique et partir à l’autre bout du monde, mais une petite voix me retient, la peur.

    Merci pour tes précieux conseils ! Comme l’adage le dit Rome ne s’est pas faite en un jour et nous devons arrêter de nous mettre la pression pour absolument trouver notre voie (bien sur c’est plus simple à dire qu’à faire).

    Encore merci

    Sarah

    • 12 juillet 2019 at 11 h 11 min

      Coucou Sarah ! Waouh, quel parcours. Et comme je comprends ton désarroi et l’incompréhension de ton entourage, toi seule peut plus ou moins ressentir le besoin de refuser des opportunités qui ne semblent plus évidentes pour toi, une pression d’enfer à gérer. Mais ça veut dire que tu es à l’écoute de toi, c’est très bon signe. Et comme tu dis, avec de la patience, tu vas finir par te retrouver :) Bravo à toi en tout cas, le processus est enclenché !

  15. 2 avril 2019 at 16 h 59 min

    Super article ! Tu donnes de très bons conseils, parce qu’au fond même si l’entourage veut qu’on s’oriente vers tel ou tel secteur, il faut faire ce qui nous attire le plus. On doit apprendre à mieux se connaître. Si on est heureux et en accord avec soi-même, notre famille sera contente pour nous.

  16. 17 avril 2019 at 20 h 46 min

    Bonsoir,

    juste merci pour tous ces conseils. J’ai 19 ans et je suis en quelque sorte perdue dans mon choix d’orientation, étant donné que, comme vous, j’ai plusieurs envies. Il y a tellement de choses qui m’intéressent, et je ne sais pas vraiment où donner de la tête. Mais avec cette article que vous publiez, vous me redonnez de l’espoir et ça fait du bien, merci. Surtout en cette période.
    Etant en 1ère année de droit, ce que je pensais vraiment vouloir faire, je suis de nouveau en pleine remise en question, car j’ai réalisé petit à petit qu’aucun métier dans ce domaine ne m’intriguait au final. Et je ne prend pas de plaisir dans ce que je fais actuellement, et je pense que, le plus important, c’est d’aimer ce qu’on fait. Ce qui permet de s’amuser en travaillant. Le but c’est de trouver un métier où on y prendrait du plaisir, le but c’est d’être épanoui je pense. J’essaie de trouver ma voie, et je me rend compte que ça prend du temps. Je vais être patiente (même si j’ai du mal à l’être dans la vie de tous les jours).

    En tout cas, merci, je me retrouve dans votre article.

    Bonne continuation! :)

    • 12 juillet 2019 at 11 h 46 min

      Haha ça fait trop plaisir de lire ça (et j’aime bien la lucidité sur le manque de patience, c’est déjà bien d’entre être conscient) ;) Si tu commences ce genre de réflexion à 19 ans, tu vas avoir une vie riche et pleine de sens je pense, aucun doute ! Comme tu dis, du moment que tu restes connectées à ce que tu aimes et te poser la question si tu es motivée quand tu te lèves le matin, c’est déjà génial !!!!!!!! Toi aussi, belle continuation !

  17. 19 avril 2019 at 18 h 58 min

    Coucou j’ai 30ans et je me reconnais dans ton article sauf que je suis très loin encore de cette maturité qui mène aux grandes décisions. Je suis dans la santé mais c’est vraiment pas mon kiff, je me suis retrouvé là parce que j’ai senti que je n’avais pas la vocation pour être prof et j’ai laissé tomber en cours de route.

    En fait je n’ai juste pas la moindre idée de ce dans quoi je suis bon.^^ Les mots « élève distrait, élève qui ne montre pas son potentiel » m’ont suivi toute ma scolarité. Plus je me creuse la tête moins je trouve, je cherche à m’inspirer du parcours des autres, lis beaucoup de témoignages comme le tien mais n’ai aucun déclic. J’essaye de voyager quand je peux, de rencontrer des gens mais je ne trouve jamais mon illumination personnelle, ça devient embêtant surtout à un age où les gens que je connais de ma génération n’ont plus que maison, enfant, famille, à la bouche.

    Je n’ai jamais que des passades, des hobbyes, l’écriture, le théâtre, le cinéma mais qui me transporte vraiment, même voyager (sans but) finit par être lassant. Je suis peut être sur la bonne voie, du moins sur la bonne voie pour changer de voie. :)

    C’est rassurant tout de même de lire de temps en temps des gens capables de surmonter leur vide existentiel.

    • 12 juillet 2019 at 11 h 50 min

      Coucou Nicolas ! Oh oui, je comprends la pression, surtout la pression sociale à nos âges, où il faudrait sérieusement penser à se « caser », fonder une famille, bla bla. Déjà, la vraie question est : « est-ce que ça te fait envie » ^^ Parce que si ce n’est pas le cas, tu sais que tu peux continuer à te chercher sans t’en rajouter une couche haha ! Et pour la suite, continue à creuser je pense. Note ce qui te rend curieux, essaye, réoriente, et tu vas bien finir par trouver des pistes. Demande-toi aussi, les moments où tu te sens le plus heureux, genre un peu dans un autre état, c’est quand? En faisant QUoi ? Cela peut te donner des pistes ;)

  18. 26 avril 2019 at 17 h 43 min

    Merci pour cet article Nastasya !
    Je tombe dessus par hasard, et c’est très curieux, j’ai l’impression d’en avoir rédigé chaque mot, tout étant similaire à ma situation de bout en bout, de l’âge jusqu’au prénom apparemment.
    Je suis également depuis toute petite d’une vivacité explosive et pleine d’envies, mais me sens de plus en plus restreinte à cause des normes sociétales… Je suis passionnée par beaucoup de choses et comme toi, je n’ai pas envie de choisir entre ce que j’aime et ce que j’aime.
    Depuis 20 ans je fais de la musique et depuis mes 5 ans je me visualise sur scène de façon très claire. Cette image n’a jamais changé pourtant je doute sans cesse, car je suis également ravie d’être prof d’anglais, de français et de musique. Je serais ravie également d’être coach mental, traductrice, ravie de m’occuper d’animaux, de travailler dans les espaces verts, de monter une asso. J’ai l’impression de devoir faire des compromis et me restreindre, même en dormant 4 heures par nuit. J’aimerais avoir tout fait avant de mourir. Parce que tout est bien, super bien.
    J’ai fait de longues études dans la musique et j’ai souvent dit que plus tard, ce serait mon métier/ma voie/tout. Je compose, écris, enregistre et mixe mon travail seule, et produis même mes clips. Quelque chose me dit qu’il y a « autre chose ». Je vais à toute vitesse, je suis quelqu’un d’hyper enthousiaste et solaire, mais toujours pressé par… par quoi ? Aucune idée. Je parle vite je réfléchis vite, je suis incapable de me poser parce que j’ai 36 envies à la fois et mon coeur s’ouvre à toutes en même temps. Je me sens toujours l’esprit à ce quelque chose dont je me sens « en retard » sur. Le lapin d’Alice, et c’est vraiment pas rigolo pour moi. Je cours après la vie, je ne sais même plus où chercher.
    La semaine dernière, une école sur laquelle je suis tombée par hasard sur le net est venue perturber tout mon bazar. Une école de CASCADEURS. Là où on apprend à tout essayer. 5 ans d’explosion, de sauts et chutes, de torche humaine et d’armée. Je reste bloquée dessus, je ne savais pas que je ressentirais un tel effet à la découverte d’une école pareille.
    Elle coûte autour de 15 000e (pour 5 ans), et si j’accepte d’y entrer je devrais opter pour un prêt à la banque, à rembourser en 10 ans.
    Or ayant constamment cette impression de devoir faire des compromis (si je m’engage dans une voie et pas dans l’autre), pour le moment je ne me suis lancée que dans un seul travail de 10h/semaine et ne peux pas être autonome : mon père m’aide toujours partiellement pour mes charges personnelles.
    J’ai beau retourner la situation dans tous les sens dans ma tête depuis une semaine, impossible de savoir quoi faire.
    Solliciter un prêt et m’engager pour 10 ans alors que je n’ai pas encore réussi à me lancer dans une activité qui me rapporte plus de 1000e par mois, tout ça dans l’espoir que ça me « réveille » un bon coup et que je n’aie plus le choix ?
    Ou tant pis pour cette école (dont les inscriptions se cloront d’ici quelques jours et ce jusque 2022), mais au moins j’en aurais appris plus sur moi ?
    Qu’en penses-tu, de ton prisme à toi ? M’engager pour ne plus avoir le choix et être obligée de Faire, ou bien chercher une stabilité et me permettre cette démarche qu’une fois celle-ci trouvée ?

    Mon entourage me dit déjà que ‘oulla, tu t’éparpilles ! Et la musique alors ? Tu ne te focaliseras plus dessus ?’, comme si elle allait être supprimée. Et ces « cascadeur ? je te vois mal là-dedans ! » insupportables… je ne sais pas dans quelle mesure il faut écouter ce que nous disent les gens qu’on connait, ceux qu’on ne connait pas, nos parents, nos partenaires… Comment doser avec sagesse ? J’ai trop souvent tendance à foncer… les messages qu’envoie mon coeur sont cryptés par les ondes et intentions que je reçois des autres, qui ont pourtant plus d’expérience et que je pense qu’il faut parfois écouter aussi…

    Je suis dans un joli flou, voilà.
    Je jette un peu ce pavé à la mer et m’en excuse déjà Nastasya.
    Je serais ravie d’avoir ton avis de recul sur la situation, si quelque chose te vient naturellement au coeur à la lecture de mes mots.

    Belle aventure dans ta vie à toi, entourée d’autant plus de lumière

    A

    • 12 juillet 2019 at 12 h 00 min

      Coucou Anastasia ! Rah je m’en veux parce que je lis ton commentaire (sublime) que maintenant et je sais déjà que j’arrive beaucoup trop tard pour la date de décision de l’école de cascades :O Qu’as-tu choisi finalement ? T’es tu lancée ? JE t’avoue que j’aurais difficilement pu te dire quoi faire, dans le sens où ton intuition n’appartient qu’à toi. Une chose par contre, je sais que l’entourage a tendance a vouloir le mieux pour nous, nous conseiller, nous diriger sous couvert de plus d’expérience et de recul (ce qui n’est pas tjrs faux). Sauf que… on n’apprend jamais de la vie à moins d’expérimenter soi-même ses propres réussites et échec. Sans compter que les parents, tout bienveillants qu’ils soient, seront toujours pollués par l’envie de voir notre sécurité et confort, parfois même avant notre bonheur (et ce n’est pas de leur faute) :) AUtre point : rien n’est immuable. On a le droit de prendre une décision et de changer d’avis, rien n’est figé dans le marbre. Dans le cadre d’une école comme celle que tu vises, as-tu moyen de t’inscrire et voir après la première année si tu poursuis ? Il n’y a rien de mal à changer d’avis (après, c’est une question de conditions et de contrats à étudier).

      Comme tu peux le voir, je ne pourrais malheureusement pas prendre de décision pour toi, c’est délicat. Par contre, je peux seulement te dire, même si c’est bateau de dire ça : on ne vit qu’une fois, on a le droit de tester des choses et de commettre des erreurs, et on a surtout le droit de tester et de s’épanouir, même si cela ne va pas dans le sens de la majorité. Ta petite flamme au fond des yeux est ta seule boussole ;)

  19. 17 mai 2019 at 12 h 06 min

    Très bel article Nastasya, on s’y retrouve vraiment et je crois que beaucoup de personnes doivent ressentir la même chose :)
    Continue à foncer sans savoir ou tu vas! :)

  20. 27 mai 2019 at 11 h 54 min

    Merci pour cet excellent article ! Je suis en plein là-dedans. Je viens d’acheter un livre sur l’ikigaï, un concept japonais à la mode et que je trouve tellement fondamental. Ça recoupe tout ce que vous exposez très bien ici. Merci beaucoup. Je vais entreprendre un voyage seule pendant quelques semaines cet été avec comme intention de prendre du recul (je n’ai de toute façon pas de travail en ce moment), d’explorer, de me faire plaisir et de me re-connecter à moi-même. Belle semaine à vous. Roxane

    • 12 juillet 2019 at 11 h 26 min

      Ah j’en ai entendu parler, de l’ikigaï, faut que je creuse, cela a l’air passionnant ! Merci pour ton retour, ça fait chaud au coeur et en espérant qur ta marche t’auras apporté de belles idées ! :D

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