école de la vie

POURQUOI J’AI CHOISI LE VOYAGE COMME ÉCOLE DE LA VIE

J’ai toujours adoré l’école ! J’étais une petite élève studieuse et plutôt brillante, à l’aise lorsqu’il fallait se plonger dans des livres scolaires, et toujours douée pour récupérer des bonnes notes ici et là. Pourtant, j’ai mis un peu de temps à comprendre qu’il y a certains enseignements qui ne s’apprennent pas dans les livres… À commencer par la connaissance de soi ! Et je suis aujourd’hui convaincue que l’on devrait tous commencer par cela, avant de se bourrer le crâne avec des plans de carrière et des projets de vie. Mon année de road trip en Australie a signé le début de mon aventure vers le voyage comme école de la vie. Et quand je vois tout ce que j’ai appris, je ne suis pas prête d’arrêter ! Voilà pourquoi !

 

école de la vie

Je planifie beaucoup moins

J’étais une grande fan des To Do list et des To Do list de To Do list. Ma vie était hypra organisée, à la minute près : train, boulot, dodo. Travaillant en marketing, c’était même l’essence même de mon métier que d’être ultra organisée et de rendre le travail dans les délais.
Mais bon, quand on a voyagé dans un van qui tombe en panne tous les trois jours, qu’on a roulé à 80 km/h toute l’année pour économiser de l’essence et que tous les imprévus ont toujours été source de bonnes expériences, on apprend à se détendre et à s’adapter, hein. Relax !

J’ai plus confiance en moi

J’ai voyagé seule dans un van sur plus de 30 000 km. Je n’y connais rien en mécanique, mais j’ai toujours trouvé de l’aide. Si j’avais écouté tout ce qu’on m’avait dit, je serais rentré en France au bout de trois semaines parce que soit disant, je n’aurais pas trouvé de boulot et n’aurais plus de sous. Ou bien je serais tombée en panne d’essence au milieu de nulle part, je me serais fait égorger, violer un nombre incalculable de fois (du coup, là, je ne rentre même plus). Ah oui, je devais aussi me perdre, mourir de soif, puis de faim (comme ça, je mourrais deux fois, idéalement dans la même journée, c’est plus simple !)…

Mais non, il ne m’est rien arrivé de spécial. Juste une belle aventure. Alors, soit j’ai vraiment beaucoup de chance, soit je suis plus forte que ce que je crois !

 

J’ai découvert un nouveau sens à ma vie

Je suis partie avec aucune stricte idée de ce qui m’attendait là-bas. Et je suis rentrée encore plus paumée sur ce que je souhaitais faire haha. Jusqu’à ce que j’ai la lumière en pensant lier ma passion du voyage et le fait d’inspirer des gens à réaliser leurs rêves à leur tour. Valiz Storiz est née. Je n’ai aucune idée d’où je dormirai demain, comment je vais gagner ma vie, ou qui vais-je rencontrer dans une semaine. Mais je sais que je suis sur le chemin d’une aventure formidable. Et c’est tout ce qui compte !

Je peux gérer la solitude (du moins, j’essaye)

Non que la solitude ne m’a jamais vraiment effrayé. Mais j’avais très peu vécue seule ces dernières années, notamment dû à une relation longue. Et on a beau faire, cela se ré-apprend que de vivre seul et surtout, de FAIRE des choses seul. Mais bon, je me suis rendu compte que même quand on est solo (surtout quand on est solo d’ailleurs), on peut vivre des choses très intenses. Sauter en parachute, survoler la barrière de corail en avion, marcher sur les plus belles plages que j’ai jamais vu. Je l’ai fait seule, personne avec qui partager ces moments fous, et pourtant, cela a été un intense partage entre moi-même et ceux qui m’entouraient ! Je kiffe !

Je prends plus de recul (c’est pas difficile) !

Sans être pour autant une grosse anxieuse (quoi que), j’avais tendance à stresser pour des petites choses du quotidien sans grande importance. Et surtout, à m’énerver pour des détails : un train en retard, une personne qui me bouscule dans la rue, une attente interminable au téléphone. Tous ces petits détails qui prennent de l’énergie et n’amènent que des ondes négatives et des tensions pour rien. Il m’est arrivé à peu près toutes les galères possibles en voyage, de l’accident de scooter en passant par le vol de mon sac-à-main, sans compter les intoxications alimentaires dans un pays où personne ne parle ta langue et ne comprend que tu es en train de crever. Donc bon, après ça, tu te détends…

 

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J’ai appris à davantage apprécier le moment présent

Auparavant, j’étais toujours à anticiper ce qui allait arriver. Après le boulot, j’irais à la piscine. Une fois à la piscine, je pense à comment je vais me sécher les cheveux. Quand je me sèche les cheveux, je réfléchie à ce que je vais pouvoir manger. Quand je mange, je regarde la télé donc je ne capte même pas que j’engloutis mon repas en cinq minutes et ne me rappelle absolument pas du goût qu’il a. Puis je pense à aller me coucher alors que le film n’est pas terminé (non, ça c’est pas vrai, je ne peux pas interrompre un film, héhé).

Bref, en voyageant, j’ai appris à apprécier pleinement une soirée passée au coin du feu avec une bande de copains, un bol de pâtes trop cuites dans la main et les pieds sales dans des tongs pétées. Parce que là, maintenant, tout de suite, on est bien et que tout le reste n’a pas d’importance. Elle est pas belle la vie ?

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J’ai de nouveau de l’énergie à revendre

L’être humain se complaît dans le laisser-aller, mais s’épanouit dans l’exigence de soi.

Quand je voyage, je me lève tôt, j’optimise pour que mes journées soient chargées, visiter plein de choses et rencontrer des gens.
Alors que chez moi, bien au chaud devant la télé avec ma petite verveine pisse-mémé, j’aurais plutôt tendance à me laisser comater devant une émission débile. C’est bien aussi de temps en temps, bien sûr. Mais seulement si c’est occasionnel pour ma part. Là, je n’ai plus la télé, c’est réglé !

 

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Je me suis rendu compte de la chance que j’avais

C’est peut-être bête à dire, mais c’est toujours quand on est loin que l’on se rend compte de la chance que l’on a. Je savais que je n’étais pas à plaindre de toute manière. J’ai grandi dans une famille aimante. J’ai toujours été bien entourée, j’ai toujours bien mangé, été bien soignée. Mais on ne se pose pas vraiment la question jusqu’au jour où toutes ces choses que nous considérons comme acquises ne sont plus à disposition.

J’ai passé Noël loin de ma famille l’année dernière. Je voulais voir ce que ça fait. Et je peux vous le dire, c’est horrible, c’est triste et c’est nul. Donc maintenant je me débrouillerai toujours pour fêter Noël avec ma famille. Toujours ! Parce qu’elle est super et que ce serait bête de ne pas en profiter.

Je me connais mieux

C’est le grand avantage de voyager pour soi-même. Pour le coup, le fait d’être loin de ma famille et de mes amis m’a vraiment permis de mieux me connaître. Sans pression de l’entourage, sans personne me connaissant autour, j’ai pu être complètement moi-même, sans la peur de décevoir. Je ne veux pas dire que je ne suis pas naturelle d’habitude, bien entendu que je le suis. Mais je pense que inconsciemment, on ne montre qu’un pan de soi-même aux gens. Celui qui est le plus avantageux, la plus appréciable par l’entourage. Mais loin de tout et de tous ceux que je connais, j’ai aussi pu tester mon côté obscur de la force, mwouhaha. C’est bien aussi ! (et là, tout le monde se demande ce que peut bien être mon côté obscur de la force haha). Surpriiiiiise !

J’ai énormément appris de tous les gens que j’ai rencontrés

C’est quelque chose que je retire vraiment de mes voyages : les rencontres. Pour beaucoup de gens, ces rencontres éphémères n’ont aucun intérêt, puisqu’elles ne sont pas vouées à créer des relations amicales constructives à long terme. Mais personnellement, j’ai tellement appris de ces rencontres furtives. Tant de gens qui ont des parcours différents, des points de vue et des philosophies de vie parfois contradictoires. Autant de personnalités qui m’ont littéralement nourris tout au long de mon expérience de voyage et qui me nourrissent encore aujourd’hui.

Voilà les enseignements de ma nouvelle école de la vie. Cela vous donne-t-il envie de faire l’école buissonnière et de partir avec moi ?! A LIRE également : Peut-on voyager sans parler anglais ?

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About Nastasya Kotnarovsky

Fondatrice du blog, Nastasya fait partie de ces personnes qui ont les pieds sur terre, mais surtout la tête dans les étoiles. Après un début de carrière en marketing, elle décide de tout plaquer pour commencer une vie trépidante, faite de voyages et de rêves qui deviennent réalité. Parce qu'on n'a qu'une vie !

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22 comments on “POURQUOI J’AI CHOISI LE VOYAGE COMME ÉCOLE DE LA VIE

  1. 11 octobre 2016 at 8 h 11 min

    Très très jolie récit de ton voyage sur le plan “développement personnel “. J’ai bien aimé. C’est ce qu’il faut à bon nombre d’entre nous…. Bonne journée

  2. 11 octobre 2016 at 17 h 13 min

    J’adore ! Félicitations ma belle pour cette aventure, tu es rayonnante et tu donnes juste envie de te suivre !!! Bravo !

  3. 11 octobre 2016 at 19 h 16 min

    Leonardo da Vinci disait qu’il fallait être disciple de l’expérience…
    Et c’est clair qu’il n y a qu’en se confrontant à la vie et à soi même que nous finissons par nous connaître. Ton récit le prouve très bien, merci pour ce partage :)

    • 26 octobre 2016 at 7 h 58 min

      Merci pour ton retour Charlène, ça fait super plaisir. Oui, je crois que la vie est un long chemin au cours duquel on apprend doucement, mais sûrement. J’en suis encore au stade du petit Poucet qui met des pierres blanches pour retrouver son chemin mais j’ai bon espoir ! Belles pérégrinations à toi !

  4. 12 octobre 2016 at 23 h 56 min

    Très belle article. Tu as trouvé ta voie !

  5. 14 octobre 2016 at 4 h 30 min

    Wise choice!

  6. 16 octobre 2016 at 13 h 06 min

    Merci de nous faire découvrir chaque jour tes nouvelles péripéties qui se transforment en expérience ! Tu es tellement inspirante !!

  7. 16 octobre 2016 at 13 h 43 min

    Tu m’as captivé avec ton parcours et ta vision du monde sur le voyage et la connaissance de toi même. Je te trouve très courageuse et je suis très admirative de te voir réussir à voyager seule. Tu es un bel exemple et j’aimerais moi aussi un jour réaliser ce pas sans peurs ! Au plaisir d’échanger

    • 26 octobre 2016 at 8 h 03 min

      Oh merci, c’est super gentil !!! Le plus dur est toujours de se lancer et de faire le premier pas. Après, ce n’est finalement pas si compliqué que ça (si si, je te jure haha) ! Je vois que tu parles de l’auto-hypnose, ça m’intéresse ça, je vais jeter un coup d’œil à ton blog :D merci !!!

  8. 26 octobre 2016 at 22 h 32 min

    Vas y fonce ! Mais attention quand même ! Lol

  9. 1 novembre 2016 at 1 h 59 min

    Bel article ! C’est clair que le voyage nous permet d’en apprendre beaucoup plus sur nous qu’en restant dans un train train quotidien. Nous on a commencé progressivement avec les villes de France et d’Europe, quelques roadtrip en France et même les châteaux de la Loire à Vélo. On a ensuite fait notre premier gros voyage en Indonésie et là c’est parti. Ça fait 5 mois qu’on est Amérique du Sud. Pour l’instant on ne connait que 2 pays, mais on a bien l’intention de presque tous les découvrir. Tout ça à base de stop, de camping, mais surtout grâce à tous les gens géniaux qu’on a pu rencontré :)

    • 1 novembre 2016 at 5 h 52 min

      Ah merci pour ce retour, j’adoooooore ! Et je suis tout à fait d’accord, les rencontres sont souvent ce qui nous permet de vivre les plus folles aventures !!! Profitez bien de votre voyage en Amérique du sud, c’est génial !!!!!!

  10. 2 décembre 2016 at 0 h 43 min

    Ton blog fait rêver… Mais j’espère un jour passer le cap et faire ce que tu fais… Ça me trotte dans la tête depuis un moment, voyager, tout quitter comme une inconsciente…ou plutôt comme un personne qui veut se sentir vivante et libre ! Je me sents proche de ton histoire je ne sais pas pourquoi.
    En tout cas je te souhaite plein de bonheur pour la suite ! Continues de VIVRE ! Bisouuus

    • 9 décembre 2016 at 12 h 15 min

      Oh mais merciiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Si ce que je partage peux t’aider ne serait-ce qu’un petit peu à te motiver pour te lancer, je n’aurais pas tout perdu ;) T’as tout dit, suivre son chemin hors des sentiers battus, c’est prendre le risque de passer pour “une inconsciente”, la meuf qui a pété une pile. Alors que c’est juste trouver le courage de tracer ta route vers ton bonheur à toi :) t’es sur la bonne voie, cela prend du temps, garde espoir et tu vas réussir à te lancer ! ;) encore 1000 mercis pour ton gentil retour !

  11. 9 décembre 2016 at 13 h 22 min

    C’est un plaisir partagé alors
    Sans indiscrétion, dis moi comment tu arrives à vivre du coup, je veux dire tu réussis à gagner ta vie avec le blog ? Tu as d’autres activités ou c’est des petits boulots que tu fais au cours de tes voyages…?
    Parce que de mon côté je regarde et lis pas mal de blogs de voyageurs à droite à gauche, mais j’ai du mal à visualiser un peu comment les gens fonctionnent. Je suis encore dans les études mais ça me fait un peu peur pour l’instant de me projetter. Je suis loin d’avoir toutes les clés en main pour le moment. Je réfléchis simplement à tout ça pour l’instant.
    En tout cas ton histoire a particulièrement retenu mon attention car ta “biographie” au début de cette page me ressemble. Ça me conforte une fois de plus dans l’idée que j’ai de ma vie, de mon futur.. Enfin je ne vais pas non plus exposer ma vie sur ton blog donc je vais m’arrêter là. Mdr. Mais en tout cas MERCI !
    Très bonne continuation !!

    • 27 décembre 2016 at 18 h 00 min

      Coucou ! Ah, pour le côté financier, jusqu’à présent, c’était des petits jobs en cours pour financer les voyages et de l’argent mis de côté avant de partir également. Je ne gagne pas un centime avec mon blog, c’est juste une vitrine de mes compétences pour une nouvelle activité que je commence à développer : la rédaction en freelance. J’espère bien qu’à terme, je n’aurai plus besoin de faire de petits boulots et que cela suffira :) N’hésites pas à me contacter par mail si tu as besoin ! Des poutous <3

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