Sentiment de culpabilité

GÉRER LE SENTIMENT DE CULPABILITÉ POUR VIVRE SES RÊVES

Ouh là là, vaste sujet psychologique que le sentiment de culpabilité. Je ne me prévaux pas du tout d’avoir un master en psycho ni d’avoir quelques connaissances théoriques sur le sujet (ou très peu). Par contre, j’ai la pratique. Car, oh my god, depuis que j’ai décidé de sortir du moule et de vivre pour moi, ce sentiment de culpabilité revient régulièrement toquer à la porte et me mettre au fond du gouffre pendant quelques heures, voir quelques jours en me disant « Nastasya, tu es la personne la plus égoïste du monde !! ». Gérer le sentiment de culpabilité est un exercice très difficile, mais il y a tout de même quelques moyens de se raisonner. Je ne dis pas que ce sont les bons, mais pour moi, cela fonctionne à peu près (haha, le pouvoir de conviction à son top niveau !). Les voici !

Sentiment de culpabilité

 

Gérer le sentiment de culpabilité vis-à-vis de la famille

C’est certainement le premier sentiment de culpabilité que l’on ressent lorsque l’on décide de vivre pour soi : je ne suis qu’une enfant indigne ! Mes parents se sont saignés pour moi, pour m’élever correctement, pour me payer les études que je voulais, pour me mettre dans la meilleure situation possible sur le chemin de la vie et PAF, je pète tout en décidant de tout plaquer. Oh, scrogneugneu, que je suis une mauvaise fille… !

Oui, oui, oui…

J’ai eu ce genre de discussion avec mes parents. À cause de moi, ma mère n’est qu’une boule de stress depuis deux ans, ayant peur chaque jour pour ma santé, mon avenir professionnel et mon épanouissement personnel.

“Avec une vie comme la sienne, elle ne va jamais rencontrer de mec, c’est sûr !”

Je n’ai pas de réponses à leur donner. Je n’ai pas d’éléments pour les rassurer. Je ne sais pas où je serai demain, dans quel boulot, dans quel pays, combien de temps, avec qui et pourquoi. Mais j’essaye de les rassurer avec deux éléments.

Le premier : je me gère !

Je ne leur demande rien (à part du soutien psychologique au téléphone de temps en temps, ce qui est tout pour moi). Je paye mes factures, je m’organise mes voyages, j’assume mes choix, mes erreurs, aussi. Et j’essaye de les rassurer autant que je peux en leur montrant chaque jour que, malgré un choix de vie en dehors des clous, je m’en sors très bien. Je ne leur cache pas mes doutes et mes angoisses. Mais j’essaye de leur montrer que c’est aussi ça, le schéma de vie que je veux. Qu’ils ont fait leurs propres choix avant moi et qu’à priori, ils ont pris leurs décisions malgré l’avis de leurs parents. Donc bon… chacun son tour, hein ?

Le second : je leur montre que je suis heureuse

Je n’ai pas encore d’enfants, mais j’ai quand même cru comprendre qu’au final, c’est tout ce qui compte pour un parent. Et même si ma mère reste une maman, qu’elle aura toujours le cul entre deux chaises entre mon bonheur et le schéma rassurant de sa fille en sécurité, qui gagne bien sa vie et qui vit paisiblement dans un pavillon résidentiel avec un gentil mari et trois mouflets (waouh, ça fait rêver !), le fait que je sois heureuse l’emporte toujours d’un petit chouilla d’avance. Et c’est ma plus belle victoire.

Sentiment de culpabilité

 

Gérer le sentiment de culpabilité vis-à-vis de votre cher et tendre

Si vous avez la chance de partager les mêmes passions, top. Si vous n’avez pas de petit(e) ami(e), c’est encore plus simple. Si vous avez un petit ami avec des passions différentes, posez-vous les bonnes questions (triple lol).

Vivre pour soi et s’épanouir est un besoin indiscutable. Si cela doit passer par le fait de vous lancer dans une carrière de théâtre ou de faire vingt heures de curling par semaine, soit ! Et je reste convaincue que votre cher et tendre n’a pas trop le droit de redire quoi que ce soit à cela. J’ai partagé ma vie pendant plusieurs années avec quelqu’un qui ne comprenait absolument pas mon besoin de voyager, de bouger partout et de sortir de ma zone de confort pour me challenger au quotidien. Il m’a fait beaucoup (beaucoup) culpabiliser :

“Mais pourquoi tu ne veux pas te contenter de ce que tu as (et que tout le monde veut, donc) : un joli appartement, un CDI, vivre dans une jolie ville et avoir des amis avec qui sortir au restaurant le week-end ??”

Oh, que cela m’a retourné le cerveau pendant des heures et fait remettre en question sur le fait que je n’arrive pas à me contenter de ce que j’avais déjà.

Oui, oui, oui…

Sauf que ce n’était pas ma conception du bonheur à moi

Aujourd’hui, je vis en coloc dans appart pas top, j’enchaîne les petits boulots et je vais rarement au restaurant, mais je suis heu-reu-se. Donc bon, warning sur les gens qui vous font culpabiliser de ne pas vous contenter de votre situation. Ce sont de leur schéma et de leurs peurs dont-ils parlent, pas des vôtres.

J’ai mis beaucoup de temps à essayer de comprendre quel était mon schéma à moi. J’ai profité de tous les moments que j’avais en solitaire (dans les transports en commun pour aller au travail, notamment), pour faire le point sur ce que, MOI, je voulais vraiment. C’est très très difficile de sortir du schéma dans lequel on est plongé depuis plusieurs années, mais à force de se poser la question et de pointer du doigt ce qui vous fait battre le cœur, cela finit par sortir.

Pour ma part, je voulais voyager et vivre une vie d’aventure. Et si cela ne plaît pas à Monsieur, bah… a plus Monsieur (oops…).

Sentiment de culpabilité

 

Gérer le sentiment de culpabilité vis-à-vis des amis

Pour le coup, j’ai beaucoup de chance car le jour où j’ai décidé de tout plaquer pour vivre mes rêves, mes amis m’ont dit : GO ! Parce qu’ils me connaissent, qu’ils savent de quoi je suis faite (en l’occurrence, de chansons Disney et de fantasmes de princes charmants intelligents et beaux) et que cela ne pouvait pas être autrement. Des vrais amis, donc.

Le plus dur à gérer pour moi, maintenant, c’est que je ne suis plus sur le même schéma de vie qu’eux. J’ai un gros décalage. La plupart ont maintenant la trentaine, sont posés, se marient et font des bébés (et j’espère bien que cela m’arrivera un jour aussi !). Mais pour le moment, je fais figure de la petite jeune du groupe qui fait sa crise d’adolescence en retard, qui a décidé de faire les 400 coups maintenant alors qu’il fallait en profiter à vingt ans… Avec tout ce qui va avec : je ne suis jamais là (car je voyage), je n’ai jamais une tune (car je voyage encore…), ou je bosse tout le temps (vu que je repars de zéro niveau professionnel).

Apprendre à dire “non”

Ce n’est donc pas toujours évident de devoir dire « non » à une amie qui vous demande d’être son témoin de mariage, ou de ne pas avoir le temps de voir le nouveau bébé d’une autre… avant qu’il ait la majorité ! Bref, pas facile de gérer ce sentiment de culpabilité d’être la pire des amies, jamais là quand il faut et parfois trop débordée pour envoyer ne serait-ce qu’un SMS. Et quand on me demande « quand est-ce que tu passes à Trouville-les-oies pour voir notre nouveau potager », je m’en veux de penser « bah… jamais ?! »

Oui, oui, oui…

Sauf que quand je fais le point, tous mes amis, à un moment ou à un autre, ont eu leur moment de coup de bourre. Je pense pouvoir dire que j’ai souvent été la gentille copine qui était présente au téléphone pour remonter le moral dans les moments de pas bien avec tel ou tel patron, ou pour aider pour tel et tel entretien qui remettait en cause le problème majeur de la structure des gammes de confitures en GMS. Donc il faut le dire, vous avez le droit que ce soit votre tour…!

Apprendre à se détacher de ce que les autres vont penser

Je suis la copine qui a des moments de pas bien, de doutes et qui a besoin de réconfort et de se changer les idées après une journée passée à comprendre ce que signifie Search Engine Optimization. J’ai aussi mes failles, il m’arrive de ne pas sourire tous les jours (même si j’ai, jusqu’à présent, toujours voulu prouver le contraire pour rassurer je ne sais quelle partie de mon ego). Et malgré cela, si vous avez des bons amis, à priori, ils devraient toujours vous aimer, car personne n’est infaillible.

Et si certains ne vous appellent plus parce qu’ils considèrent que vous êtes devenu le copain chiant qui priorisent autre chose que les soirées belotte, et bien désolée de vous le dire, mais c’est peut-être le moment de faire du tri…

 

Gérer le sentiment de culpabilité vis-à-vis de la société

Peut-être bien le plus compliqué à gérer, car le plus nébuleux de tous. Je ne sais même pas si j’utilise les bons termes en parlant de sentiment de culpabilité vis-à-vis de la société. Alors, je m’explique.

Quand vous sortez du moule et commencez à vivre pour vous, il y a toujours un moment où vous allez être dans une période transitoire, normalement. Cette période durant laquelle vous sortez du système pour réaliser vos rêves, elle peut prendre du temps et pendant ce temps, bah… vous êtes un peu comme un électron libre, quoi !
Du coup, ne vous est-il jamais arriver de vous dire que vous ne savez pas ce que vous voulez faire de votre vie, que vous ne participez pas à l’effort collectif, que vous n’avez pas de place sociale et que donc, par défaut, vous êtes inutile… Quand on sort du système, cela arrive souvent. Tant que l’on bosse comme employé, que l’on paye ses impôts et qu’on fait partie d’un modèle dont la valeur ajoutée est économique, c’est facile. Mais le jour où l’on en sort, la situation devient tout de suite un peu plus compliquée…

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Il y a des jours où j’ai l’impression d’être un gros boulet de la société

Depuis que j’ai décidé de vivre mes rêves et d’inspirer un maximum de gens à faire de même (ce qui est tout, sauf une valeur ajoutée économique) et bien… je suis un contre-exemple de ce que la société actuelle attend de moi. Je ne gagne pas encore d’argent avec mon activité de blogueuse. Du coup, je fais des jobs alimentaires à côté, mais pour le coup, c’est à l’étranger. Je ne paye donc pas (plus) d’impôts en France (en contre-partie, je ne demande pas un centime à l’État, qu’on soit bien clair !). Je suis devenue la pire des consommatrices et ne fait clairement pas tourner l’économie, qu’elle soit locale ou mondiale. Et quand je ne suis pas en voyage, je pose mes valises chez mes parents, car je n’ai plus de chez moi.

Bref, il y a des jours où on a juste l’impression d’être un gros boulet de la société. Et je ne rêve que d’une chose, c’est de repartir dans un schéma bien conventionnel pour ne plus avoir à me justifier chaque fois que quelqu’un me demande :

« Et sinon, tu fais quoi dans la vie ?

– Hum… je voyage, je vis mes rêves et j’essaye de diffuser la bonne parole sur le bonheur autour de moi…”

Super crédible…

 

Oui, oui, oui…

Sauf que, c’est quoi, l’objectif de votre vie ?

Personnellement, j’essaye d’être un être humain heureux, épanoui et respectueux de mon entourage, car j’estime que mon bonheur personnel ne peut qu’avoir des influences positives sur ceux qui m’entoure. Ce n’est qu’à mon échelle, autant dire, pas grand chose… mais c’est déjà mieux que rien ! Et je suis profondément convaincue que si tout le monde travaillait un peu plus à cultiver son bonheur intérieur et celui de son entourage, il y aurait un peu moins de malheur sur cette planète…

Alors voilà, j’espère que mon activité pourra me permettre de revenir dans le système un jour. J’espère bien pouvoir gagner ma vie avec un statut d’auto-entrepreneuse et payer des impôts (et des tas d’impôts, ce qui veut dire que je gagnerai des tas d’argent !). Sauf que cela prend du temps. Et comme dans nos sociétés occidentales, le temps, c’est de l’argent, je sens que je vais rester dans le statut de boulet de la société pendant encore un bon moment… En attendant, j’essaye déjà de contribuer au bonheur collectif en inspirant certains à croire en eux davantage et à se lancer. Et le matin où je me lève et reçois un mail qui me dit :

Merci ! Grâce à toi, j’ai réalisé mon rêve d’aller en Nouvelle-Zélande” (big up Nico)

… et bien je me dis qu’au moins, je n’ai pas été un boulet pour cette personne et que mon action n’est pas complètement inutile. Voili, les loulous, ce que j’avais à dire sur comment gérer le sentiment de culpabilité quand on décide de vivre pour soi. On pourrait écrire une encyclopédie là-dessus, pour le coup ! Mais j’espère que cela vous donnera des premiers éléments de réponses pour ceux qui se sentent concernés. N’hésitez pas à partager cet article sur les réseaux sociaux comme Pinterest si vous avez aimé, à me faire part de vos retours là-dessus, me dire quels sont vos culpabilités à vous, qu’on en discute.

Cet article pourrait aussi vous intéresser : “Réaliser ses rêves : 11 choses à savoir avant de se lancer“. Des bisous !

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About Nastasya Kotnarovsky

Fondatrice du blog, Nastasya fait partie de ces personnes qui ont les pieds sur terre, mais surtout la tête dans les étoiles. Après un début de carrière en marketing, elle décide de tout plaquer pour commencer une vie trépidante, faite de voyages et de rêves qui deviennent réalité. Parce qu'on n'a qu'une vie !

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50 comments on “GÉRER LE SENTIMENT DE CULPABILITÉ POUR VIVRE SES RÊVES

  1. 14 avril 2016 at 9 h 31 min

    Ça me parle tellement ce que tu as écris c’est juste ouahhhhh !!!!

  2. 14 avril 2016 at 10 h 34 min

    Le sentiment de culpabilité tout une histoire! Me réjouis de lire ton article … Je sens que je vais boen me reconnaitre dedans! … dès que j’ai un moment promis sinon je vais me sentir coupable de pas l’avoir fait maintenant que j’ai commenté

  3. 14 avril 2016 at 10 h 34 min

    Just do it ! And do it ! And do it ! And do it !

  4. 14 avril 2016 at 10 h 39 min

    très bon article!!! Sujet pertinent et qui nous a tous au moins une fois touché!

  5. 14 avril 2016 at 12 h 44 min

    Comme je te comprends, et comme je ressens la même chose. Après j’ai eu la chance de rencontrer une personne qui a les mêmes envies que moi, et je me rends compte en parlant avec les autres voyageurs que c’est vraiment une chance !

  6. 14 avril 2016 at 11 h 02 min

    C’est fou, je tombe sur ton article au bon moment. Du coup, je me sens mieux. Merci Nasta :)

  7. 14 avril 2016 at 11 h 52 min

    Je suis en plein dedans… Je pars en nz dans moins d’un mois pas d’enfants je lache mon job et laisse mon copain ici car il ne peut pas me suivre (a un petit de 6 ans) je culpabilise a mort

    • Ouch je comprends. Mais si tu prends cette décision, c’est qu’à un moment, tu as besoin de vivre cette expérience. Reculer pour mieux sauter comme on dit. Vis cette aventure à fond pour toi, et tu n’en reviendras que plus dispo et sereine vis-à-vis de la personne et de la vie qui t’attends ;) bon courage !!

  8. 14 avril 2016 at 14 h 01 min

    Génial ton article, bravo! Je ne sais pas quel âge tu as mais je te rassure, j’ai 40 ans et je suis comme toi, ou du moins pas à 100% encore… je suis en train de faire taire mes peurs du “futur” quand on vit sur le fil, comme un funanbule… et que sa vie ne ressemble pas à la majorité des gens autour de soi. Pas évident tous les jours, choisir c’est renoncer, mais c’est surtout un paquet de croyances limitantes (qu’on nous a inculqué depuis notre 1er biberon!) qu’il faut arriver à se débarrasser! Belle suite à toi! ;-)

    • Merci Séverine, j’adore ton retour ! Pour le coup, on balance les dossiers, j’ai 28 ans, donc tu vois, le chemin vers l’acceptation de moi-même et du détachement vis à vis de la pression sociale est encore long ! Mais on est déjà sur la bonne route, c’est un bon début ;) très fan de ton blog pour le coup ! Belle continuation à toi aussi ;)

  9. Tu es sur la bonne voie ! Keep it up ! La Loi de l’Attraction tu fera le plus grand des cadeaux ! Il vaut mieux être fou que normal…
    Qui voudrait être normal ?

  10. 14 avril 2016 at 12 h 55 min

    Super article bravo!

  11. 14 avril 2016 at 16 h 41 min

    En lisant ton article, je me suis tout de suite sentie concernée.
    Parfois, je me sens coupable des choix que j’ai faits, que je fais ou que je ferai…
    En ce moment, je ne travaille pas, et ce depuis que j’ai terminé mes études, il y a 3 ans… J’essaie de me trouver un travail dans ce que j’ai étudié, j’ai investi beaucoup d’argent pour mes études… et je n’ai pas envie d’aller travailler dans un McDo ou un resto rapide… ou je vais me faire « abuser » par le système et avoir un salaire de minable pour un emploi qui est pratiquement de l’esclavage… Niveau stress et angoisse, j’ai déjà ma dose au quotidien, je n’ai pas besoin d’en rajouter une couche…
    Mon copain, oui il aimerait que j’aille un travail, pour l’aider à payer les choses, mais il ne me force pas, il m’encourage à persévérer dans mon domaine, et que ça va finir par débloquer… Mais c’est tout les autres qui ne se mêle pas de leur vie… mes parents… ses parents… la famille…
    « Quand vas -tu finalement trouver un travail ? » ou « Pourquoi tu ne va pas travailler dans un super-marché ou un petit resto rapide ? »
    Parce que je n’en ai pas envie, et pas parce que je suis égoïste ou que je n’ai pas envie de travailler et d’aider un peu… Je n’ai pas envie de tuer ma santé mentale avec un emploi qui, je sais d’avance, n’est pas fait pour moi ! Je ne suis pas une personne antisociale dans la vie, mais disons que je n’aime pas côtoyer des gens que je ne connais pas, je n’aime pas socialiser avec monsieur ou madame qui viennent acheter leur café tout les matins… Est-ce que c’est mal ? NON ! C’est ma vie et j’ai le droit de la mener comme je veux… Si les gens ne sont pas contents de ça, c’est tant pis pour eux, je veux être heureuse pour moi et non-être heureuse devant les autres…

    • Merci pour ce retour Jess ! Pour le coup, je pense que ton choix de vie impacte deux personnes: ton copain et toi. Si tu es en accord avec toi-même et que ton conjoint est d’accord avec tes choix, j’ai envie de dire : ça vous regarde :) et le jugement des autres n’a rien à faire là-dedans. C’est comme quand je dis que j’ai 28 ans et qu’on me dit que je devrais ma poser pour faire des enfants. Mais oui, bien sûr, c’est tout à fait à mon voisin de me dire quand je vais donner la vie… Tant que tu n’impactes pas les autres de manière négative, tes choix de vie vie ne regardent que toi ! ;)

  12. 14 avril 2016 at 18 h 06 min

    Alain Marielle Le Nohec , maman lit ça ! ❤️
    Ps : super article au passage !

  13. 14 avril 2016 at 20 h 41 min

    Maudite culpabilité! C’est surtout celle envers mes enfants qui me travaille le plus. Soit d’être pas là, soit de les trimballer partout, de déranger leurs habitudes, de les déstabiliser, de les séparer parfois de leur père. Mais quand je les vois s’ouvrir au monde, quand je les vois instinctivement dire “Thank you” au chauffeur à NY, quand je les vois traduire du Québécois au Belge pour les amis, quand je vois les étoiles dans leurs yeux, je me dis que je fais des choix pas si pires. Mais c’est un éternel combat.

    • Merci Pascale pour ce superbe témoignage sur tes choix vis-à-vis de tes enfants. N’en ayant encore pas, je ne peux bien évidemment pas en parler. Mais je veux bien imaginer ce que tu dis, quelle lutte…! Par contre, comme tu dis, voir ces petits êtres s’ouvrir au monde chaque jour et acquérir des valeurs de liberté que seul le voyage peut te donner, je pense que c’est la plus belle récompense pour un parent. Je t’appellerai le jour où j’ai des gamins qui me claquent la porte au nez pour se barrer faire le tour de l’Inde et que je serais au fond du gouffre haha !!!

  14. 14 avril 2016 at 19 h 31 min

    ❤️❤️❤️❤️☀️

  15. 14 avril 2016 at 22 h 31 min

    Ton article tombe à pic, moi qui en ce moment cogite grandement sur ce sentiment de culpabilité ! J’essaie vraiment de rester fidèle à mes valeurs et on subit souvent trop la pression, directe ou indirecte, de notre entourage. Tout plaquer et voyager, beaucoup en rêve. On craque le jour où la goutte d’eau fait déborder le vase… Pour le moment, me concernant, le vase continue de se remplir mais je suis confiante en la vie. @Jessica : je vis un peu la même situation que toi, courage !

    • Aie aie je connais bien l’histoire du vase qui se remplie. Perso, j’utilise la métaphore de la cocotte minute, qui me correspond plutôt bien. Je ne fais pas trop de bruit pendant des années. Jusqu’au jour où ça pète, et là, c’est le drame. Le problème, c’est qu’à trop attendre, la cassure peut se passer de manière un peu trop violente, c’est compliqué à gérer. Bref, en tous les cas, j’espère qu’un jour, tu auras le déclic de faire péter le vase par toi-même ;) keep positive, t’as bien raison !

  16. 15 avril 2016 at 10 h 06 min

    Bravo pour cet article, il reflète beaucoup la réalité des gens qui décident de sortir de leur zone de confort. Au final, je pense que les gens qui “critiquent” les personnes qui vivent pour elles, au fond, les envient un peu.

    Personnellement, je suis en CDI, je viens de contracter un prêt immo, suis en couple depuis 6 ans… Mais je déteste mon travail. Je songe à une reconversion, mais l’avenir incertain de celle-ci effraie mon conjoint… Moment difficile…

    J’espère pouvoir trouver les réponses en moi.

    Bonne continuation à toi !!

  17. 15 avril 2016 at 10 h 17 min

    Super bon article qui reflète bien une réflexion qui me trotte dans la tête depuis…2008, date de mon départ à l’étranger (pas rentrée depuis).
    C’est difficile d’expliquer aux proches qu’on se sent mieux ailleurs, même dans une situation qui peut parfois être précaire (de leur point de vue du moins). Mes proches se sont rassurés quand ils ont vu que je me suis stabilisée à Londres du coup je me sens moins coupable mais…il y a quand même quelques projets que j’aimerais accomplir et dès que je leur en parle, je sens bien que ça passe moyen (le fameux: “pourquoi quitter un job stable pas trop stressé et bien payé pour te mettre en situation précaire, t’es fêlée du bocal ou quoi?”). Mon copain, contrairement à ton ancien mec, me pousse à réaliser mes rêves et il fait de même de son côté, c’est très encourageant et au final, je me dis que je préfère être heureuse (ou travailler à l’être) plutôt que de passer ma vie à culpabiliser à cause des autres.

    • Superbe, j’adore ! Ta conclusion est la plus belle qui soit ;) ce qui compte, ce n’est pas le point d’arrivée, c’est le cheminement. Autant faire que le cheminement soit heureux. Bravo ma belle!!

  18. 16 avril 2016 at 21 h 59 min

    Tout pareil hihi

  19. 17 avril 2016 at 3 h 48 min

    ” Follow your dreams, They know the way.”

    La culpabilité…vous fait douter de vous et de vos rêves… et de vos choix… tellement difficile de se trouver soi même…est-il un jour où les questions ne se posent plu? et où le sentiment d’être bien là où je suis prend place…

  20. 18 avril 2016 at 12 h 41 min

    Encore un superbe article très parlant ! J’aurai une question personnelle : je me suis inscrite dans un organisme pour partir en tant que fille au pair. Le “problème” est que j’ai demandé à partir en Angleterre pour faire plaisir à mon père et le rassurer car il dit que pour une première expérience c’est mieux d’être proche de la France pour pouvoir rentrer si je rencontre un problème majeur. Seulement, je me dis que 6 mois c’est quand même long et que mon choix perso s’est toujours porté sur les Etats-Unis ou l’Australie, de plus je suis déjà partie en Californie quasi toute seule et j’adore l’aventure c’est ça qui m’anime. Alors soit je tente une expérience en Angleterre à 30-45 min de Londres, ou je change d’avis et je m’inscris pour partir en Australie directement.

    En tout cas, continue comme ça Nastasya !
    Très bonne journée,
    Eloïse

    • Haha, ces petits parents qui s’inquiètent pour nous, je vois !!!! ;) Il n’y a que toi qui puisse prendre la décision finale ma belle. Et il n’y a que toi qui sait de quoi tu te sens capable. D’autant plus si tu as déjà tenté l’aventure une première fois (en Californie, je suis jalouse!!), je pense que tu as déjà une bonne petite idée de ce dont tu es capable ;) Pour le coup, un bon compromis pour rassurer ton père serait de prendre un billet d’avion de retour flexible. Comme ça, si tu as le moindre problème, ton retour est assuré. Et papa est content haha ! ;)

  21. 18 avril 2016 at 21 h 02 min

    Hello,
    Plus jeune, j’ai toujours été la petite fille modèle, brillante, celle qu’on citait toujours dans les réunions de famille. Et puis, j’ai eu un “accident” de vie, j’ai eu une grave maladie qui m’a fait faire un virage à 180°C côté vision de la vie… Ce qui n’a pas été pour plaire à tout le monde car j’ai appris à dire non, à être égoïste…
    Aujourd’hui, j’ai un CDI qui pourrait laisser croire que je rentre dans ce fameux moule de la société (que je déteste car pour moi il y a autant de façons d’être heureux que d’individus) mais il n’en est rien… Je me sens comme un ovni, alors j’essaie autant que possible de fréquenter d’autres ovnis ;-)
    Super article en tout cas ! J’en avais écrit un dans le même genre ici si ça t’intéresse : http://laterresurson31.fr/decalee-inadaptee-voyageuse-je-me-soigne-pas/
    Je te lis régulièrement, ne change rien, ton blog est super ! :-)
    Quelqu’un un jour m’a dit : “tu es la personne la plus importante de ta vie” donc si tu n’es pas à l’écoute de tes besoins, personne ne le fera pour toi, toi seule sait ce qui est bon pour toi.

    • J’ai adoré ton article en l’occurrence, je comprends tout à fait la plupart des points que tu abordes ! Merci pour cette belle lecture du jour Nath ! Une personne de plus dans mon giron avec qui je sais qu’on se comprend, cela fait toujours un bien fou! Merci !!!

  22. 19 avril 2016 at 18 h 31 min

    Merci pour cet article.. même si suis dans un schéma de vie différent je ressens tellement ce que tu décris et y a des jours ça pèse un peu lourd. Alors merci pour tes mots si justes.

  23. Cet article est à la hauteur des échanges pétillants que nous avons eu lors du WAT l’important est d’assumer ces choix et vivre ces rêves. Tu résumes parfaitement bien le sentiment de culpabilité qui peut nous habiter je parlerais même de loyauté parfois ou reconnaissance de ce qu’on nous a donné ! C’est une réflexion universelle et intemporelle selon moi. Et en tant que parent, je pense que je me dois d’avoir toujours cela à l’esprit pour mieux accompagner mes kids sur le chemin de la vie merci de partager tout cela avec nous !! Bizz

  24. 13 avril 2018 at 15 h 53 min

    Rahlalala, Culpabilité quand tu nous tiens et que tu ne veux pas partir car tu veux tellement jouer sur les neurones que tu arrives à avoir ce que tu as imposé (Note, je n’arrive plus à respirer quand je lis cette longue phrase hahaha =P)
    Je suis contente de tomber sur cet article…Car peu de gens en parle quand ils/elles voyagent.
    Honnêtement, il est vrai que le sentiment de culpabilité est quelque chose que j’appréhende. Je suis une personne qui veut que tout se passe bien mais évidemment, ça ne se passe pas vraiment de la manière que l’on souhaite.
    J’avoue que c’est vis-à-vis de ma famille que j’appréhende le plus car étant avec un copain qui a les mêmes avis et envies que moi, je me sens rassurée de ne pas culpabiliser par rapport à lui. Les amis ça devrait aller aussi je pense (en comptant sur les doigts de la main XD)
    Mais la famille, c’est une autre paire de manche, surtout que je viens d’une famille asiatique et qui dit asiatique, dit un peu traditionnel et famille (préjugés et clichés quand tu nous tiens >.< mais dans mon cas, c'est la réalité, malheureusement !), je ne m'avoue pas vaincue, on va dire que c'est un petit challenge à relever (et surtout éviter la crise cardiaque XD)
    Ton article m'a rassuré et je t'en remercie sincèrement. En tout cas, je te souhaite bon courage pour la suite de tes projets et continue à réaliser tes rêves !
    Tchuss <3
    Sophie

    • Tellement merci pour ce joli commentaire Sophie ! Oui, je crois qu’on a tous des familles plus ou moins en attente par rapport à leurs enfants, certaines plus tradi que d’autres en effet, et que cela met un poids énorme sur les épaules. C’est très difficile de s’en défaire, je ne te cache pas. Mais cela vient progressivement avec le temps. Concernant l’amitié, c’est un bon exemple. J’avais trop peur de passer pour la mauvaise copine, jamais là pour les événements importants. Bien sûr, j’ai toujours un petit pincement au cœur quand je rate une naissance ou un mariage. Mais mes amis ont aussi appris à accepter que ma vie est comme ça, ce qui aide beaucoup à prendre du recul. Mais je te l’accorde haha, super duuuuuuuuuuuur !

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