Stirling range national park
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STIRLING RANGE NATIONAL PARK : RÉCIT CATA DE MON ASCENSION

Sur la route entre Albany et Esperance, j’ai vu sur la carte le nom de « Stirling Range National Park ». Bon, jamais entendu parler de ce parc, bien évidemment. Mais la curiosité et l’envie de me dégourdir les jambes après tant d’heures de route me fait bien envie ! Ce parc consiste en une chaîne de montagnes qui s’étend sur 60 km de long et 10 km de large. Le point culminant est le Bluff Knoll, à 1 095 mètres de hauteur (autant dire un Schtroumpf à côté de nos Alpes !). Mais pour moi, cela veut surtout dire que c’est envisageable d’en faire l’ascension ! Je me suis un peu empâtée après ces trois mois passés à Margaret River, ça ne va pas faire de mal… ! OK, go pour le parc national de Stirling Range, alors ! Grand bien m’en a pris… !

Stirling range national park

Je ferai l’ascension du Toolbrunup (atchoum ! )

Bien entendu, en grande sportive que je suis, je n’ai tout de même pas eu la prétention de m’attaquer au point culminant. 1095 mètres de haut ? Non !!! Je serai morte en chemin, haha. Du coup, je vois le panneau du point culminant voisin : Toolbrunup. Je me dis “Celui-ci, il doit être un peu moins haut, mais la vue doit également en valoir la peine“. Toujours commencer par des objectifs atteignables, héhé (on sent les nombreuses lectures sur le développement personnel, là, hein ?!). Je me lance.

Je gare mon petit van dans un camping à côté et démarre le chemin qui mène à la montagne. Le panneau au début de la route indique : “Toolbrunup : 4 km”. Je démarre donc ma petite marche pleine d’espoir : “4 km ? Pfou, easy. Cela fait 8 km aller-retour, je gère !“.

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Débilité, quand tu nous tiens (surtout moi !)

Malgré un bon rythme de marche, je trouve le chemin interminable ! Sachant que cela ne grimpe pas encore… Sans parler des trois mois précédents de restauration où je me suis goinfrée de muffins comme un bulldog… (oui, les bulldogs se goinfrent, j’ai dit) !  Pas une voiture à la ronde, seulement le bruit du vent dans la végétation environnante, quelques émeus qui traversent la route comme des cabris effrayés…

… et la vue imprenable sur ce pic que je vais devoir attaquer.

Allez, vu la distance que j’ai parcourue, la montagne en elle-même doit faire 600 mètres de haut max, donc bon, ça va le faire ! Arrivée au pied de la montagne, je suis déjà en nage à cause de ma petite mise en jambe sous un soleil de plomb (ce sont mes tout débuts dans la remise au sport après des années assise sur un fauteuil de bureau, je sais, c’est affligeant…). Et je réalise (enfin !) que les 4 km annoncé sur le panneau ne parle que de la distance de la piste entre la route et le parking au pied de la montagne. Je n’ai donc aucune idée de la hauteur de cette foutue montagne !!! Gloops…

La bonne nouvelle, c’est que je découvre enfin une âme humaine sur le parking ! Wouhou, c’est revigorant ! Cette âme humaine se prénomme Florian, un Allemand de 31 ans. Je me rapproche du panneau d’information au début du chemin, et là, horreur : “Toolbrunup : 1050 mètres”. Oh my god ! En fait, le petit frère est quasiment aussi grand que l’autre… Je ne vais jamais y arriver. 4 km de marche pour rien…

Je ne montre surtout pas que je suis complètement dépitée et je commence à papoter avec le petit (grand) Allemand. Interdiction de perdre la face. Grande veinarde, je suis tombée sur le grimpeur de l’année. Monsieur s’amuse à faire des treks en Malaisie sur des montagnes de 4 000 mètres, alors bon, je ne peux pas renoncer… J’ai trouvé un coach !

Stirling range national park

La rando a durée quatre heures…

… et j’ai bien cru que j’allais crever vingt-cinq fois. Florian m’a même demandé si je fumais en route. Bah oui, je suis française. Forcément je dois fumer ! Mais non, je lui ai gentiment expliqué que ma manière de souffler comme un bœuf pendant la montée était une technique ancestrale de ventilation d’origine bouddhiste. Et il semblerait que par politesse, il a fait semblant de me croire. En même temps, la couleur cramoisie de ma peau durant l’ascension ne me rendait pas très crédible…

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Mais après moult pauses, excuses pipi, discussions où je m’arrêtais “style de rien…”, pause photos, etc., on est finalement arrivé en haut ! Yahaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! I DID IT !!!! Et franchement, cela en valait la peine ! Stirling Range est clairement une petite perle perdue du Western Australia, dont on parle rarement dans les brochures touristiques et pourtant, je trouve que la vue sur cette chaîne de montagnes n’a rien à envier à beaucoup d’autres parcs d’Australie.

Stirling range national park

Après une bonne douche bien méritée dans un camp de repos et quelques 150 km de route (ah, la grandeur de l’Australie…), deux ou trois essais infructueux pour trouver une station essence ouverte (on improvisera demain !)…
… j’ai pu faire un bon gros dodo réparateur. Je n’ai jamais autant aimé mon lit que celle nuit-là !

Fin prête pour le jour suivant : Fitzgerald River National Park ! Alors, que pensez-vous ce Stirling range national park ? Les photos vous donneraient-elles envie de vous lancer ou pas ?

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About Nastasya Kotnarovsky

Fondatrice du blog, Nastasya fait partie de ces personnes qui ont les pieds sur terre, mais surtout la tête dans les étoiles. Après un début de carrière en marketing, elle décide de tout plaquer pour commencer une vie trépidante, faite de voyages et de rêves qui deviennent réalité. Parce qu'on n'a qu'une vie !

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