vivre en colocation à Londres

COMMENT VIVRE EN COLOCATION À LONDRES… AVEC UN SERIAL KILLER

Les prix des loyers à Londres sont justes exorbitants. IN-CRO-YA-BLE. Même à Paris, c’est du pipi de chat. La moindre chambre individuelle dans une colocation en centre-ville vaut à minima 900 €. Et on se parle d’une chambre en coloc, hein ?!
Évidemment, pour ma part, impossible de payer cela et d’espérer pourvoir mettre de l’argent de côté à Londres en même temps (A LIRE : Comment j’ai pu économiser à Londres en étant serveuse). J’ai donc pris l’option de vivre en colocation à Londres… en chambre partagée. Et ouais, autres objectifs, autre niveau. Et la coloc, c’est bien connu, cela peut réserver les meilleures surprises… comme les pires ! Allons faire un petit tour dans mon auberge espagnole à moi !

aller au travail à Londres

Vivre en colocation à Londres, dans un micro-appart !

Ce qui fait que le salon d’origine est maintenant une chambre de trois personnes (la mienne !). La cuisine est devenue la salle de réunion (et une porcherie au passage). Les trois chambres de l’étage accueillent le reste des troupes. Et la salle-de-bain est avec toilettes intégrées (la pire idée du monde dans une coloc blindée…).

Mes colocs ont des profils variés, ça fait du mouvement, tiens ! Il y a les étudiants qui doivent bosser sur leur examens, ou pas, d’ailleurs. Ceux qui ne sont là que pour quelques mois en Erasmüs et qui écument toutes les attractions de Londres chaque week-end. Il y a ceux qui bossent ici depuis quelques années, même si quand tu leur demandes, ils n’ont aucune idée de pourquoi ils sont là. Et ceux qui essayent de trouver un travail désespérément et qui traînent la savate tous les matins en répétant inlassablement : « J’ai plus de sous, je suis dans la merde !!! » (configuration qui arrive très souvent à Londres, en l’occurrence).

Vivre en colocation à Londres, avec huit nationalités

Et là, on pourrait presque s’organiser les Jeux Olympiques ! On a la Hongrie, la Colombie, le Venezuela, l’Afghanistan, la France, le Canada, la Pologne, la Moldavie. Quoi ? Est-ce qu’il y a un anglais parmi nous ? Mais pourquoi faire ? On est à Londres, là. Cette espèce est en voie de disparition ici. Des Anglais, non mais je rêve…

Du coup, on apprend plein de choses sympa, comme mon coloc Afghan qui m’a conseillé de manger les clémentines avec une pincée de sel. Et bah, c’est super bon en effet ! Ou bien que tout le monde mange salé le matin, sauf moi, la française… Je passe pour une extra-terrestre avec mes tartines à la confiture trempée dans le café… Ou pour une attraction touristique : « Ah, comme dans Amélie Poulain ! ». Euh, ouais, si tu veux…

Vivre en colocation à Londres, avec neuf personnes…

« Put***, mais qui est-ce qui a encore laissé ses poils de c*** dans la douche ??? ».

« Euh… ce n’était pas ton tour de faire le ménage, cette semaine ?
– Mais je l’ai fait ! ».
– Ah… » (grosse pointe de déception dans le « Ah », en l’occurrence…)

« Tiens, je ne savais pas que machin-chose aimait les sushis.
– Comment tu sais ?
– Bah, le menu est sur le sol de la cuisine.»

« A qui le tour d’acheter du PQ et du produit vaisselle cette semaine ?? … »
pas de réponse…

vivre en colocation à Londres

Vivre en colocation à Londres… et partager sa chambre avec un serial killer

En pratique, tout aurait pu se passer à merveille, s’il n’y avait pas eu… Marcel, le moldave.

Marcel est le mec le plus bizarre que j’ai rencontré de ma vie. Probablement dans le top 1000 des mecs bizarres dans le monde (ce qui est pas mal, sur sept milliards). Et manque de peau, je partage ma chambre avec lui…

Marcel est ce genre de personne que tu cernes difficilement. Ce qui est embêtant, car, quand tu partages ta chambre avec quelqu’un, tu aimerais quand même bien savoir le minimum syndical. Comme le fait qu’il soit un serial killer ou non, par exemple. Mais même ça, je n’ai pas réussi à savoir, avec Marcel…

On était déjà parti sur de mauvaises bases à l’arrivée. Il m’avait dit bonjour dans un français si parfait que j’ai d’abord cru qu’il l’était. Du coup, je m’approche pour lui faire la bise (ce qui ne se fait certainement pas en Moldavie…). Il m’a pris dans les bras et m’a embrassé dans le cou avec un rire un peu dément. Je me suis vite éloignée vers mon coin de chambre et je ne l’ai plus approché à moins de… deux mètres (c’est le maximum que je puisse faire dans notre mini-chambre).

Cela ne s’est pas amélioré le jour où, dans la cuisine, je lui ai posée quelques questions classiques pour savoir ce qu’il faisait à Londres, pourquoi cette ville, etc. Et d’entendre sa réponse : « Disons que j’ai fait des bêtises et que je suis maintenant coincé ici »…

Ah oui…
Gloups de chez GLOUPS.

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Des bêtises… ?

Okay. Là, le cabochon tourne à pleine vapeur : il a tué quelqu’un ? Il est dealer et il s’est fait prendre. Violeur d’enfants ? Il est surveillé par Scotland Yard… ? Pfou, C’EST QUI CE MEC ???

Cela ne m’a pas franchement rassuré quand je le voyais passer ses journées assit sur une chaise de la cuisine à fixer une porte de placard ou la fenêtre pendant plusieurs heures consécutives. Sans bouger, sans parler, sans boire ni manger… Et ses entrées à 5 h du matin dans la chambre en courant et en cognant dans les portes des armoires ne m’ont pas aidées non plus. Ni même ses tremblements la nuit, en dormant. Et encore moins ses réveils, assis au bord du lit, la tête dans les mains, sans bouger pendant de longues minutes… Je crois que ce mec est complètement fou !

Puis, il a pris la fâcheuse habitude de sortir de la pièce quand j’y entre. Ce qui peut être assez cocasse quand je passe de ma chambre à la cuisine plusieurs fois par minute. L’autre jour, il m’a tenu un laïus comme quoi je n’allais pas bien dans ma vie et qu’il s’inquiétait pour moi. Adorable…

Il m’a également proposé de boire un verre de vin un soir, en rentrant du boulot. Lorsque j’ai refusé pour la quatrième fois et qu’il m’a mis son verre sous le nez en me disant : « Bois ! », j’ai bien cru qu’il voulait m’empoisonner et que ma dernière heure était arrivée. J’ai trempé mes lèvres sans rien boire, j’ai eu la trouille de ma vie.

Un matin, le lit de Marcel était sans draps, son armoire, vide. Il était parti. Mon autre coloc de chambre et moi nous sommes recueillis.

Bref, vivre en colocation à Londres, ce n’est pas toujours de tout repos. Mais comme on dit, ça fait des économies… et surtout, des souvenirs !!

A tous les nostalgiques de la coloc, avez-vous également des souvenirs inoubliables de vie en colocation à partager ? On va se marrer ! Si tu as aimé cet article, tu aimeras aussi : Comment s’installer à Londres en une semaine top chrono !

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About Nastasya Kotnarovsky

Fondatrice du blog, Nastasya fait partie de ces personnes qui ont les pieds sur terre, mais surtout la tête dans les étoiles. Après un début de carrière en marketing, elle décide de tout plaquer pour commencer une vie trépidante, faite de voyages et de rêves qui deviennent réalité. Parce qu'on n'a qu'une vie !

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14 comments on “COMMENT VIVRE EN COLOCATION À LONDRES… AVEC UN SERIAL KILLER

  1. 10 février 2016 at 13 h 00 min

    Et bien sacré expérience que tu vis là ! Heureusement que ce coloc bien chelou est parti, il avait l’air carrément flippant…

    • 12 février 2016 at 11 h 24 min

      Je confirme ! J’ai vraiment été contente quand je ne l’ai plus vu ! Comme on dit, ça fera des souvenirs ;)

  2. 10 février 2016 at 13 h 22 min

    Il m’a bien fait rire ton article. Au moins maintenant vous êtes débarrassé de Marcel. Mais tu n’avais jamais parlé de son cas avec les autres collocs ? Du coup vous êtes combien à vivre sous le même toit ? Le coup du petit déjeuner je connais pas trop, pourtant j’ai de la famille allemande et hongroise. En revanche, la dernière fois que j’étais en Hongrie – chez mes proches – je suis passée pour une chocolat-hollic ^^ La confiture ça va bien un moment, mais je peux pas vivre sans ma dose de choco ^^

    • 12 février 2016 at 11 h 26 min

      Si, on parlait de lui entre nous, tout le monde le trouvait bizarre, et chacun avait ses propres anecdotes, ça nous a fait des soirées entières :D Je te confirme que les allemands, le matin, ce sera plutôt sandwich au pain noir et fromage ou jambon. Ma coloc hongroise, je n’ai pas trop fait gaffe :) Et vive le Nutella!!! (oui, je sais, c’est pas du chocolat, mais le matin, ça passe trop bien malheureusement…)

  3. 10 février 2016 at 15 h 03 min

    Ahah, j’ai tellement ri avec le coup du “Ah ouais, comme dans Amélie Poulain… !” (j’entends presque le “c’est fou ça dis donc” pensé si fort qu’on croirait pouvoir le toucher du bout du doigt).
    J’ai eu connaissance d’un monsieur parti vivre à Londres pour récupérer un poste de trader en plein coeur de la City (donc sous-entendu bien payé, très bien payé même) et d’avoir halluciné lorsque j’ai appris qu’il était en colocation également parce que sinon, il avait aucune thune de côté à la fin du mois. Hallucinant de voir à quel point c’est cher (et souvent, pour habiter dans des trucs dont tu te demandes si on se fout pas un peu de ta gueule quand même, au vu de l’état général).

    Gégeay pour Marcel. Cela dit, la Moldavie ne m’évoque pas grand-chose d’engageant et de poétique à l’oreille, non plus… L’histoire du verre de vin est particulièrement flippante (et aurait fait stresser n’importe qui, je pense)(tu as bien fait de ne pas boire, d’ailleurs)(j’aurais fait la même chose).

    • 12 février 2016 at 11 h 28 min

      Ouh là, si même les traders ne s’en sortent pas, on est pas dans la mer*** ;D Je ne connais pas du tout la Moldavie non plus, mais cela ne m’empêchera d’y faire un tour si j’ai l’occaz. Avec un peu de chance, Marcel sera resté (coincé) à Londres haha ! Merci pour ton retour !!

  4. 10 février 2016 at 17 h 05 min

    Oh làlà, je crois que je ne supporterais pas ça! déjà rien que l’idée de partager une chambre avec un inconnu me fiche la trouille (j’exagère, dans les auberges de jeunesse, je me fais une raison), mais si il est tout “chelou”… c’est pas la peine!! C’est clair que ton Marcel, il a l’air pas piqué des vers….
    J’espère quand même qu’il ne lui est rien arrivé de fâcheux….
    Merci pour cette expérience partagée!! ça me fait voyager!

    • 12 février 2016 at 11 h 30 min

      Merci ma belle, tellement contente quand je vois que mes histoires à 2 balles font voyager les gens, c’est mon plus beau cadeau. “Pas piqué des vers”, tu m’a fait mourir de rire, c’est exactement ça ! Disons que cela fait des histoires drôles à raconter après coup ;D Merci à toi!

  5. 11 février 2016 at 12 h 05 min

    Et tu n’as pas peur que Marcel lise ton article?

  6. 11 février 2016 at 12 h 26 min

    Bonjour vous ….Je me suis bien amusé en lisant ton court recit ….Je n ai pas connu de Marcel ,mais j ai de longues anecdotes sur mes annees “colocs” ,et tu vas certainement rire ,en te disant ,mai qu est-ce qui fait là ce “vieux” ? non pas dans les annees 2010,2000,1990. ..mais 1975 ….comme tu le laisses entrevoir ,ce sont des “annees inoubliables” meme si sur le coup ,si tu veux je te raconterai quelques anecdotes croustillantes, la baignoire crade avec de poils de je n’sais pas d ‘où ,c est un peu compliqué …Aujourd hui j aurais du mal a cohabiter avec des personnes ayant une hygiene douteuse ….et là ,crois moi c est du vecu ,plus souvent de filles que de garcons paradoxalement …..
    Bonne continuation a toi ,et continue a partager ton blog … MP pour la suite

    • 12 février 2016 at 11 h 34 min

      Haha, merci Chris pour ce retour d’expérience !!! Une coloc dans les années 70, waouh, ça devait envoyer du lourd en effet! Même si la problématique des poils de c*** dans la douche n’a pas changé! ;D Et je confirme, les filles sont souvent pires que les mecs. L’état des toilettes publics des filles le prouvent tous les jours !! Merci de suivre la Valiz, au top !!!

  7. 11 février 2016 at 21 h 59 min

    Ahhh la colloc… Pas mal le coup du serial Killer! J’aime beaucoup!
    Moi c’était mes deux premières années à Paris! Les 18 premiers mois, je n’ai quasiment pas vu mes collocs, on avait pas du tout les mêmes horaires et la chance d’avoir chacun sa chambre.
    Les 6 derniers mois… Un de mes collocs est parti et on a trouvé une nana qui avait l’air sympa et bien propre sur elle, en stage sur Paris, pour finir les 6 derniers mois du bail.
    Jusque là tout va bien.
    Sauf que la demoiselle a débarqué avec son copain, qui avait un appart sur Paris mais préférait visiblement squatter H24 chez nous. Il est resté un mois à se planquer avant de finalement devoir se présenter lorsque je l’ai surpris en calbar dans notre salon, se grattant les couilles en regardant la Tv… Main qu’il a très poliment sortie de son caleçon pour me la tendre en espérant serrer la mienne…
    Ce cher jeune homme, ma 3e colloc (d’origine) et moi sont très rapidement devenu trèèès amis… comme la fois où je lui ai demandé de bien vouloir nettoyer les traces de pneu qu’il avait eu la gentillesse de laisser dans les chiottes et qu’il m’a soutenu que ce n’était pas lui… Alors que nous étions que tous les deux dans l’appart ce jour là…
    Ou quand il s’est permis d’inviter tous ses potes chez nous pour se saouler la gueule, un week end où je n’étais pas là, et qu’il a séquestré ma colloc dans sa chambre en la traitant de salope jusqu’à 5h du mat alors qu’elle prenait son taff à 6h…
    Bref, on a fini par foutre dehors le mec en menaçant d’appeler les flics et sa débile de copine a eu la bonne idée de nous rendre les clés avec un mois d’avance et de partir avec lui!
    Après tout ça, on savoure quand même le luxe d’avoir un chez soi rien qu’à soi! Lol.
    Bonne chance pour la suite! J’espère que les tarés te laisseront tranquille maintenant! Bisous de Bolivie!

    • 12 février 2016 at 11 h 37 min

      MDRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR !! Ah merci Marion pour ce retour d’expérience, c’est juste royal. Mention spéciale au grattage d’on sait quoi devant la TV juste avant la poignée de main, je dis oui !!! Mais comment il a pu se planquer aussi longtemps, quelle situation débile franchement !! J’aurais aussi des petites anecdotes de coloc à Sydney où les mecs s’amusaient à rentrer dans notre chambre en pleine nuit pour nous piquer les ventilateurs (et à 45°C a nuit sans clim, à 6 dans une chambre, c’était pas du luxe). vive les réveils dans un lit trempé de sueur, youpi !!!
      Je suis ton aventure, profite bien de la Bolivie, ton blog est au top, continue ma belle ! :D bibi

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