pipi collectif
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CE JOUR OÙ J’AI DÛ TESTER LE PIPI COLLECTIF

Aujourd’hui, je vais aborder ce sujet au combien sensible pour moi en voyage et je l’espère pour certaines d’entre vous aussi, je me sentirai moins seule (désolée les mecs, vous, vous êtes déjà des inconditionnels du pipi collectif, donc aucun intérêt pour vous). Mais NOUS les filles, vu notre structure biologique, le pipi collectif devient tout de suite un événement beaucoup plus intime, une vraie épreuve de lâcher-prise, une abnégation de soi. Enfin bref, un vrai défi. La grande question restant : ai-je réussi ? Le suspens est à son apogée ! pipi collectif

Le pipi collectif : une pratique incompréhensible venue d’ailleurs…

Commençons par le commencement. Contrairement à ce que l’on pourrait croire de prime abord, le pipi collectif est une pratique assez courante. Je m’en suis rendu compte lorsque j’ai commencé à voyager. Nos compatriotes anglaises, par exemple, sont assez fans de la pratique du « 2 filles dans les toilettes » en soirée. Et quand je dis « toilettes », je parle bien de LA cabine.

C’est comme ça qu’en faisant la queue tranquillement pour aller aux « ladies », tu peux assister à ce spectacle assez spécial pour la petite française que je suis. La porte des toilettes s’ouvre. Hallelujah, tu vas pouvoir y aller !! Une fille sort avec le collant encore en bas des jambes. Normal, on est en Angleterre je précise…
Au moment de rentrer, une autre fille en robe flashy sort des toilettes en te bousculant. WTF ?!
Et si c’est ton jour de chance ET que la cabine des toilettes est grande, une troisième pintade peut potentiellement sortir en pouffant, rouge à lèvres à la main et PQ mouillé accroché au talon de 12 cm.

Et vous allez me dire : « Ouais, mais ce sont des Anglaises ». Mais pas du tout ! Les scandinaves font exactement la même chose ! Une pote finlandaise m’a même expliqué que, du fait de leur habitude à aller dans des thermes tout nu depuis tout petit, la nudité est juste banale chez eux… Faudrait peut-être qu’on instaure cette règle. Cela nous aiderait beaucoup, nous autres, Français…

Du coup, idem chez les Allemandes. La dernière fois que j’ai covoituré avec deux filles allemandes en Australie, elles sont parties ensemble à la pause pipi et se sont mises côte à côte dans les fourrés. WHAT ???

pipi collectif

L’image du jour

J’avoue que j’ai beau être ouverte d’esprit, je reste dubitative devant cette technique du pipi collectif. Je ne sais pas pour vous, mais moi, je ne peux m’empêcher d’imaginer la scène en détail et ça me bloque complètement !

” PQ stp.
– Yep
– Tampon
– Yep
– Re-PQ
– Yep
– OK, j’ai fini !
– Moi aussi.
– On va se laver les mains ?
– Yep”

Bon je charrie un peu… MAIS TOUT DE MÊME !!!!

Je me suis lancée : j’ai testé le pipi collectif !

Et bien malgré tous mes préjugés et angoisses à l’idée de cette pratique peu banale, j’ai relevé le défi, les filles ! Et la complexité était double, car c’était un pipi ET collectif ET dans la nature. Je vous explique.

J’étais en road trip en Australie, quelque part perdue le long de la côte Est du pays (ça nous laisse un petit doute de 5000 km au cas où vous essayeriez de retrouver le lieu du crime, je suis large !).
J’étais avec Ellen, ma partenaire de voyage belgo-suédoise (vous voyez !). On fait un stop le long de la route, car on en peut plus après 8 h de route. On sort, on se dégourdit les jambes et là, elle me pose la question fatidique :

« On va faire pipi ? »

Gloops. Que faire ? Si je dis oui et que je pars dans sa direction, le pipi collectif s’annonce. Si je pars dans une autre direction, elle va me suivre et peut-être se vexer de surcroît. Si je lui dis non, je me fais pipi dessus dans le quart d’heure qui vient.
Que faire ?
Vous me dites ? Lui dire oui, en précisant que je souhaite y aller toute seule ? Pas bête… mais je n’y ai pas pensé du tout à ce moment-là. Mon cerveau était bloqué sur la perspective du pipi collectif.

Je commence déjà à me préparer psychologiquement. Pas question de rester 3 h les fesses à l’air le temps que le pipi vienne (et oui, gros problème de l’ancienne non-pisseuse dans la nature que je suis). Parfois, c’est long ! Mais là, avec une fille à côté, il va falloir être rapide, sinon, elle pourrait se fourvoyer sur l’objet de ma pause. Roh, le stress commence à monter.

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Nous nous éloignons quelque peu de la voiture dans les herbes. Je me dis : bonne idée, puisqu’il y a accessoirement un mec dans la voiture, Matt, l’Américain, qui covoiture avec nous.

Et je me dis tout de suite après :
« Inutile de trop s’éloigner de toute manière, puisque les herbes ne dépassent pas les 10 cm de haut pour les plus vivaces ».

Donc voilà la tableau : je suis littéralement à 30 mètres de la voiture où se repose Matt, dans des herbes qui ne sont pas des herbes et qui ne cachent rien, et à 50 cm de Ellen qui commence à dégrafer son bouton de short.

pipi collectif

OK ma fille, là, va falloir y aller. Fais preuve de courage. Surtout, ne pas montrer un moment d’hésitation, cela pourrait gêner ma pote et briser la complicité de ce moment unique. Tout est dans le lâcher-prise.
Je ne peux m’empêcher de penser que si ça se trouve, cela gêne absolument toutes les filles de faire ça, mais aucune n’ose dire à sa pote « Je t’adore, mais faire pipi à côté de toi, jamais ! ». Alors tout le monde continue ce truc débile de pipi collectif.

Les filles, FAUT ARRÊTER ce DÉLIRE !!!!

Toujours est-il que là, on ne s’est rien avoué donc il faut y aller. Mon cerveau est déjà tout préparé à faire pipi. Limite, je détends déjà les muscles du périnée pour être encore plus rapide au moment fatidique.
Je dégrafe le short, position accroupie. Surtout, ne pas se focaliser sur l’idée que Matt peut voir nos fesses à cette distance. Pipi, concentration, pipi, pipi…
Psssss… Putain, ma pote est trop rapide, elle est déjà en train de pisser !!! La tension remonte. Pipi, pipi, pipi…

Elle a déjà presque fini. L’étape de remise de la culotte est déjà en cours alors que MOI, je n’ai même pas fait une goutte. AAAAAAAAAAAAAAAH !
Je décide de prioriser l’honnêteté en avouant à Ellen que je suis toujours un peu longue quand je fais pipi dans la nature. « Pas de soucis » me répond-elle.
Et là, je ne sais pas si c’est ça qui m’a détendu, mais enfin, j’ai réussi à faire pipi !!! YAHOOOOOOOOUUUUUUUUUU ! Je fais pipi, quoi !
Elle est des nô-ôôôtreeees, elle a fait pipi comme les ô-ô-tres !

Comme quoi, la communication dans un binôme, c’est vraiment important ! Je ne vous dis même pas la fierté qui pouvait se lire sur mon visage quand je me suis relevée pour remettre mon short. Une reine devant sa cour. Bien évidemment, j’ai fait style de rien et nous sommes retournées à la voiture. Inutile de croiser le regard de Matt pour analyser ce qu’il a vu, mieux vaut jouer la carte du « C’est normaal, c’est normal ! ».

Après tout, tout est normal, en effet. J’ai juste fait pipi dans la nature, avec une pote Suédoise à mes côtés et un Américain spectateur de la scène. Easy… !

Participer à un pipi collectif : CHECK !

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About Nastasya Kotnarovsky

Fondatrice du blog, Nastasya fait partie de ces personnes qui ont les pieds sur terre, mais surtout la tête dans les étoiles. Après un début de carrière en marketing, elle décide de tout plaquer pour commencer une vie trépidante, faite de voyages et de rêves qui deviennent réalité. Parce qu'on n'a qu'une vie !

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11 comments on “CE JOUR OÙ J’AI DÛ TESTER LE PIPI COLLECTIF

  1. 21 juin 2016 at 10 h 59 min

    A Londres du côté d’Embankment il me semble il y a un bar (j’ai oublié le nom) où chez les femmes on trouve une grande cabine avec deux toilettes côtes à côtes. J’imagines que les mecs se sont dit que quitte à y aller ensemble, autant aller jusqu’au bout :)

  2. 21 juin 2016 at 13 h 48 min

    ah la la tu m’as trop fais rire :: jamais testé le pipi collectif! Ca m’étonne pas des anglaises.
    Faut jamais dire jamais mais pas envie d’essayer
    Rien que le titre de ton article pfff

  3. 22 juin 2016 at 14 h 14 min

    comme j’ai ri tu n’imagine pas !! tu as été mon moment de décompression après une journée assez pourrie merci !!

  4. 23 juin 2016 at 14 h 18 min

    Ahahah bien marrant ce petit article !
    Félicitations pour avoir réussi, et surtout pour avoir réussi à communiquer !

    Moi aussi j’ai testé, en soirée : avec un peu d’alcool dans le sang, c’est plus simple ;)

  5. 17 juillet 2016 at 15 h 39 min

    C’est à travers ce genre d’anecdotes qu’on se rend qu’on ce qu’est vraiment un choc culturel ! :D Et sinon, l’Américain, il vous covoiturait ou vous convoitait ?

    • 20 juillet 2016 at 9 h 04 min

      Haha tu m’étoooooooooonnes !! On a dû le choquer le pauvre. Pour le coup, je le covoiturais. On voyageait avec ma voiture :)

  6. 28 juillet 2016 at 16 h 47 min

    Excellent article !
    Tu m’as tenu en haleine jusqu’à la fin :)

    • 31 juillet 2016 at 15 h 48 min

      Haha, énooooooorme ! Et bah tant mieux, le but, c’est de faire rire et de divertir ;D

  7. 29 juillet 2016 at 15 h 28 min

    mouahaha effectivement pour avoir déjà testé les thermes en Allemagne, disons que c est une autre vision des choses, sans jeu de mots! la plus génée c etait pas eux mas bien moi!! :p

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