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CE JOUR OÙ UN MEC BOURRÉ M’A PERMIS DE RENCONTRER DES AUSTRALIENS

C’est bien connu, beaucoup de backpackers partent en Australie avec l’ambition de rencontrer des Australiens, de revenir bilingue et de vivre à l’australienne. Mais bon, il est tout aussi connu que la grande majorité revient sans parler un mot d’anglais et a sympathisé avec autant d’Australiens qu’il y a de kangourous en France (waouh, THE métaphore !). J’aurais pu faire partie de ceux-là, si ma route n’avait croisé celle de Matt, un Anglais adorable et dont le goût prononcé pour le rhum m’a ouvert les portes de la vie à la Ozzie ! Alors, merci Matt !

Bienvenue à Townview !

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C’est ici que j’ai établie mon camp de base depuis maintenant quelques semaines. C’est simple, cette maison bonne pour la démolition abrite une colocation de trois Australiens : Grattan, mon collègue et supérieur dans le restaurant où je travaille, Ruby, sa meilleure amie et Aaron, son meilleur ami (mais tout le monde l’appelle Hug. Aaron c’est bien trop compliqué pour les Australiens).
Ça, c’est en théorie. Car depuis trois semaines, je n’ai jamais vu moins de dix personnes dormir ici… Donc bon, un de plus, un de moins!

Petit tour du propriétaire

Les photos valent mieux qu’un long discours, alors je me contenterais seulement de vous faire une petite visite guidée en image.

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Concernant les « habitants » de Townview, il y a un peu de tout. Mais pour simplifier, disons qu’ils sont tous graaaaaaaaaave cools, blonds ou châtains clairs aux cheveux longs, torse-nu, musclés et séchés par le surf, tatoués jusque dans les trous de nez (véridique !)… et bien souvent bourrés.

Certains dorment dans des chambres (waouh, des mecs normaux !). D’autres squattent dans les « chambres d’amis » au fond du jardin (c’est déjà un peu moins normal). Un autre a carrément établit domicile dans son 4×4 devant la maison. Bref, c’est un peu Woodstock version minimaliste, les chiens en plus.

Journée type, mode d’emploi

Disons que les journées type de la coloc Townview sont rythmées de la façon suivante:
→ grasse matinée jusque 11h OU surf pour les plus courageux (et ils sont nombreux).
→ Puis rassemblement pour un gros brunch (enfin, ce qu’on trouve à manger quoi). Cela peut donc être des toasts au Nutella en passant par la pizza surgelée avec supplément de mayonnaise (avant cuisson, bien sûr, la mayo). Ou bien encore du pain tartiné avec ce qu’ils appellent le Vegemite, c’est-à-dire le truc le plus horrible qu’il ait été donné de manger !

Et encore, je m’étais lavé les dents, donc j’ai mis du temps à réaliser à quel point c’était immonde.

→ L’après-midi, tout le monde comate plus ou moins sur la terrasse une bière à la main. Les plus courageux lancent des petites impros musicales avec guitare, jambés, ukulélés et tous les types de percussions qui leur tombent sous la main. Deux cuillères en métal qui s’entrechoquent font souvent l’affaire.

→ Enfin, vient l’heure où la plupart vont au boulot (et oui, il faut bien gagner sa croûte tout de même). La plupart bossent dans les restaurants et bars de la ville, ou dans les brasseries et caves viticoles du coin.

Quand le boulot se termine, en principe sur les coups de 23h, c’est rendez-vous général au pub du coin, le Settlers Tavern. L’avantage, c’est qu’on est sûr que tout le monde est là-bas, c’est le seul pub de Margaret River ! Ça picole, ça rigole, ça s’invite sur scène avec le groupe live de la soirée, ça danse peu (à mon très grand désarroi!!!).

→ Et comme le pub ferme très tôt (à minuit les grands soirs de fêtes, whou !), la totalité de ses clients s’invitent dans une « house party » dans le coin. La dernière house party que j’ai faite était vraiment cool. Le mec avait mis des feux de camps un peu partout dans le jardin, la musique était au top… jusqu’à ce qu’il décide de casser toutes les vitres de sa maison avec un club de golf… Bon, il semblerait que « the party is over ».

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Et le lendemain ? Et bah… on recommence !

La vie est tellement simple quand on vit en Australie. Peut-être un peu trop simple pour nous, Européens, qui aimons nous prendre le bourrichon à toutes les sauces. Mais bon, un peu de cool attitude, c’est bien aussi.

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Le plus chouette dans tout ça, c’est qu’en « vivant » à Margaret River depuis seulement quelques mois, je me sens déjà intégrée (A LIRE : 15 raisons de vivre à Margaret River en Australier). Je fais partie de la petite famille ! Dans la rue, je croise des clients du restaurant que j’ai servi l’autre soir et qui me saluent poliment. Je croise mon manager à la Poste, un pote de soirée en faisant les courses. Je me glisse doucement dans cette vie de village, à 15000 km de chez moi. J’aurais touché du bout du bout du doigt ce que c’est que de vivre la vie à la Ozzie dans une petite bourgade d’Australie Occidentale. Grâce à Matt…

Mais au fait, Matt ?!

Mais oui, je ne vous ai pas expliqué comment j’ai rencontré tout ce petit monde quand même. Rendons à César ce qui est à César. Alors que je vivais encore dans mon van et que je cherchais tous les soirs une place où me garer discrètement pour ne pas me faire choper par les rangers, j’ai rencontré Matt.
Je l’ai rencontré à une soirée d’abord. On avait bien discuté, un mec sympa, une connaissance de plus, top ! Et puis un soir, en revenant d’une « house party », je le croise dans la rue avec un sérieux coup dans le pif. Nous revenons ensemble à l’endroit où j’ai garé mon van, près de Townview. J’ouvre la porte latérale pour me préparer au dodo quand soudain, Grattan, mon collègue de boulot, m’interpelle. On papote pendant quelques minutes…

Mais au fait, Matt ?!

Je reviens vers mon van… où Matt s’est gentiment endormi de tout son long sur mon lit, la bouteille de rhum à la main. Cas de conscience : je le réveille ? Ou je trouve une autre solution ?
Je n’ai pas eu à réfléchir très longtemps. Grattan me propose de dormir à Townview. Il m’offre même gentiment sa chambre et va dormir sur le canapé, grand prince !

Et depuis, je ne suis pas repartie…. Merci Matt !

Alors, une petite virée dans une vie à la Ozzie vous tente, du coup ?? Si tu as aimé cet article, tu aimeras aussi : Quoi faire avant de partir en Australie : La to list ultime !

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About Nastasya Kotnarovsky

Fondatrice du blog, Nastasya fait partie de ces personnes qui ont les pieds sur terre, mais surtout la tête dans les étoiles. Après un début de carrière en marketing, elle décide de tout plaquer pour commencer une vie trépidante, faite de voyages et de rêves qui deviennent réalité. Parce qu'on n'a qu'une vie !

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8 comments on “CE JOUR OÙ UN MEC BOURRÉ M’A PERMIS DE RENCONTRER DES AUSTRALIENS

  1. 7 avril 2016 at 14 h 06 min

    Tellement géniale cette aventure “baba cool”! Rien de mieux que prendre le temps de vivre et de s’imprégner de l’ambiance avec des locaux! Le hasard a bien fait les choses, encore une fois!

  2. 7 avril 2016 at 17 h 13 min

    Ça donne envie ! Ça me fait penser à quand j’étais jeune ! (Je ne suis pas si vieille avec mes seulement 25 ans haha !)
    Sauf sans les beaux mecs au cheveu long, la plage, le van et l’Australie haha !

    • Oh oui s’il te plait Jess, à 25 ans, ne me dis pas ça où je me pends dans la minute haha ! Et pour le coup, c’est vrai que ce genre d’expériences n’a pas de… frontières héhé !

  3. 7 avril 2016 at 16 h 40 min

    Si Aaron est compliqué pour les Australiens… comment ils t’appelaient toi ? :D

  4. Le genre d’histoire qui m’aurait terriblement énervée en France, mais que j’espère vivre en Australie ! Rahlala tes anecdotes me donnent tellement envie, et me rendent si impatiente …

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